• Avenged Sevenfold et Good Charlotte font vibrer le Centre Bell
    Crédit : Evenko

    MONTRÉAL — Samedi soir, le Centre Bell accueillait Avenged Sevenfold et Good Charlotte dans le cadre de leur tournée nord-américaine. Une soirée qui avait tout pour faire vibrer les nostalgiques du rock des années 2000, et qui a surtout rappelé à quel point les deux groupes savent encore soulever une foule.

    L’ambiance était déjà bien installée avant l’arrivée des deux groupes principaux. Jayden Hammer a d’abord lancé les festivités avec un DJ set, avant de laisser place à STATICA, projet parallèle derrière lequel on retrouve Avenged Sevenfold.

    Une façon plutôt inhabituelle de commencer la soirée. Présenté notamment à travers les écrans et la production visuelle, ce passage permettait de découvrir une facette plus expérimentale de la formation avant sa véritable entrée en scène, beaucoup plus tard.

    Puis est venu le tour de Good Charlotte.

    Good Charlotte : la nostalgie pleinement assumée

    Crédit photo : Alexandre Charron / 99scenes

    Il n’aura fallu que quelques instants à Good Charlotte pour réveiller le Centre Bell.

    Dès son arrivée, le groupe a trouvé un public prêt à chanter, à bouger et surtout à replonger avec lui dans différentes époques de sa carrière.

    Avec 18 chansons au programme, la setlist faisait une large place aux classiques. The Anthem, Girls & Boys et Riot Girl ont lancé la prestation, tandis que The Young and the Hopeless, Little Things, I Just Wanna Live et Lifestyles of the Rich & Famous ont continué de faire remonter les souvenirs au fil du spectacle.

    Good Charlotte ne s’est toutefois pas limité à son passé. Bodies et Rejects apportaient une touche plus récente à une setlist largement construite autour des chansons qui ont marqué son histoire. Rejects figure d’ailleurs sur Motel Du Cap, le plus récent album du groupe, paru en 2025. 

    Et le Centre Bell connaissait manifestement encore les paroles.

    Les refrains étaient repris avec force et l’énergie dans la salle ne semblait pratiquement jamais retomber. Le groupe semblait lui-même prendre un réel plaisir à retrouver le public montréalais.

    La production avait également de quoi attirer l’attention. Good Charlotte a notamment misé sur plusieurs effets pyrotechniques au cours de sa prestation. Les flammes venaient ponctuer certains moments et ajoutaient encore un peu plus d’intensité à une performance qui n’en manquait déjà pas.

    Cette forte présence des classiques aurait facilement pu transformer le spectacle en simple exercice nostalgique. Pourtant, les chansons semblaient toujours aussi vivantes. Good Charlotte ne donnait pas l’impression de simplement revisiter son passé : le groupe le faisait revivre avec un public qui n’attendait visiblement que ça.

    M. Shadows rejoint Good Charlotte

    L’un des moments forts de la prestation est arrivé avec The River.

    Parue en 2007, la chanson comptait déjà M. Shadows et Synyster Gates d’Avenged Sevenfold parmi ses invités. Près de vingt ans plus tard, le Centre Bell a eu droit à une partie de cette réunion sur scène.

    M. Shadows est venu rejoindre Good Charlotte pour interpréter sa partie de The River.

    La réaction de la foule a été immédiate.

    Sur une tournée réunissant justement les deux formations, difficile d’imaginer meilleur clin d’œil à leur histoire commune. Pendant quelques minutes, deux groupes associés à toute une époque du rock se retrouvaient sur la même scène autour d’une chanson qui les liait déjà près de deux décennies plus tôt.

    L’apparition a d’ailleurs particulièrement marqué les spectateurs présents au concert montréalais. 

    Avenged Sevenfold : quand le public fait partie du spectacle

    Crédit photo : Alexandre Charron / 99scenes

    Puis est venu Avenged Sevenfold.

    Et avant même que le groupe ne commence véritablement son spectacle, quelque chose se préparait déjà dans les gradins.

    Un code QR affiché sur les écrans permettait aux spectateurs de synchroniser leur téléphone avec le système lumineux de la production.

    Crédit photo : Alexandre Charron / 99scenes

    L’idée pouvait sembler toute simple. Le résultat l’était beaucoup moins.

    Au moment de l’introduction, les téléphones connectés se sont mis à s’illuminer de manière synchronisée à travers le Centre Bell. Pendant quelques instants, la lumière ne venait plus uniquement de la scène : elle venait de partout.

    Les gradins faisaient désormais partie du spectacle.

    Voir autant de téléphones s’animer simultanément dans l’amphithéâtre créait une image magnifique et donnait immédiatement le ton à ce qui allait suivre.

    Avenged Sevenfold renoue avec ses classiques

    Crédit photo : Alexandre Charron / 99scenes

    Si la nostalgie était déjà bien présente avec Good Charlotte, Avenged Sevenfold a poursuivi dans la même direction avec une setlist de 12 chansons puisant largement dans son catalogue.

    Le ton a été donné dès les premières secondes avec Nightmare, avant un virage immédiat vers le présent avec Magic, sortie en 2025. 

    Le groupe a ensuite enchaîné plusieurs incontournables : Afterlife, Shepherd of Fire, Buried Alive, Seize the Day, Hail to the King, M.I.A., Bat Country et Unholy Confessions.

    Trois morceaux plus récents venaient compléter ce voyage à travers les époques : Magic, ainsi que Nobody et Cosmic, ces deux dernières étant tirées de Life Is But a Dream…, paru en 2023. 

    Le choix de commencer avec Nightmare avant d’enchaîner directement avec Magic résumait d’ailleurs assez bien la prestation : un groupe qui n’hésite pas à replonger dans son histoire tout en gardant une place pour ce qu’il fait aujourd’hui.

    Une fois les musiciens sur scène, la production a pris toute son ampleur. Les écrans, les éclairages et la présence du groupe suffisaient à remplir l’immense espace du Centre Bell sans faire disparaître l’essentiel : la musique.

    M. Shadows occupait la scène avec assurance, entouré d’une formation solide. Devant eux, le public répondait avec la même intensité.

    Les refrains étaient repris, les réactions étaient immédiates et l’énergie entre la scène et les gradins faisait partie intégrante du spectacle. Avenged Sevenfold est allé bien au-delà des attentes avec une prestation aussi solide musicalement qu’impressionnante visuellement.

    Une soirée à retenir

    Good Charlotte et Avenged Sevenfold ont offert exactement ce que le public montréalais était venu chercher : des classiques, de l’énergie et deux performances à la hauteur des attentes.

    Une soirée chargée de nostalgie, oui, mais surtout un rappel que même après toutes ces années, ces deux groupes savent encore comment faire vibrer le Centre Bell.

    Setlist — Good Charlotte | Centre Bell, Montréal — 8 août 2026

    1. The Anthem
    2. Girls & Boys
    3. Riot Girl
    4. Keep Your Hands Off My Girl
    5. Predictable
    6. Wondering
    7. Rejects
    8. The Chronicles of Life and Death
    9. The Motivation Proclamation
    10. Hold On
    11. Bodies
    12. The River (avec M. Shadows)
    13. Dance Floor Anthem
    14. Last Night
    15. The Young and the Hopeless
    16. Little Things
    17. I Just Wanna Live
    18. Lifestyles of the Rich & Famous

    Setlist — Avenged Sevenfold | Centre Bell, Montréal — 8 août 2026

    1. Nightmare
    2. Magic
    3. Afterlife
    4. Shepherd of Fire
    5. Buried Alive
    6. Seize the Day
    7. Hail to the King
    8. Nobody
    9. M.I.A.
    10. Bat Country
    11. Unholy Confessions
    12. Cosmic

    Pour suivre et écouter Good Charlotte

    Le groupe poursuit également son histoire avec Motel Du Cap, son plus récent album paru en 2025.

    Site officiel : goodcharlotte.com
    Instagram : @goodcharlotteband
    Facebook : Good Charlotte
    TikTok : @goodcharlotte
    YouTube : Good Charlotte
    Musique : disponible notamment sur Spotify, Apple Music, YouTube Music, Amazon Music, Tidal et Deezer.


    Pour suivre et écouter Avenged Sevenfold

    Avenged Sevenfold continue de son côté de faire évoluer son univers après Life Is But a Dream… et avec du nouveau matériel, dont Magic.

    Site officiel : avengedsevenfold.com
    Instagram : @avengedsevenfold
    Facebook : Avenged Sevenfold
    TikTok : @avengedsevenfold
    YouTube : Avenged Sevenfold
    Musique : disponible sur les principales plateformes d’écoute en continu, dont Spotify, Apple Music et YouTube Music.

  • Une soirée remplie de nostalgie avec Lorie au MTELUS
    Crédit photo : Francos De Montréal

    Montréal, le 17 juin 2026 – Lorie a donné le coup d’envoi à son passage au Québec avec le premier de deux spectacles présentés au MTELUS dans le cadre des Francos de Montréal. Après ces deux soirées montréalaises, la chanteuse française s’est ensuite produite à deux reprises à l’Impérial Bell de Québec.

    Une soirée très attendue

    Avant même l’ouverture du spectacle, il était facile de constater que cette soirée n’était pas comme les autres. Dans la file d’attente, les souvenirs des années 2000 animaient les conversations et plusieurs fans avaient ressorti des vêtements ou des accessoires rappelant cette époque. Pour beaucoup, voir Lorie sur scène au Québec représentait un rendez-vous attendu depuis longtemps.

    Une première partie qui donne le ton

    Crédit photo : Francos De Montréal

    Une première partie qui donne le ton

    Avant l’arrivée de Lorie, c’est Enola Bédard qui avait la responsabilité d’ouvrir la soirée. Accompagnée de ses danseurs, l’artiste québécoise est rapidement entrée dans le vif du sujet avec une prestation énergique où la danse occupait une place aussi importante que la musique.

    Tout au long de sa performance, Enola a présenté plusieurs de ses chansons, démontrant sa présence sur scène et son énergie. Sa reprise de Papaoutai de Stromae a également reçu un bel accueil de la part du public.

    Au fil de sa prestation, l’ambiance est montée d’un cran et le public a réservé un bel accueil à la jeune artiste. Sans chercher à voler la vedette à la tête d’affiche, Enola Bédard a parfaitement rempli son rôle de première partie en préparant la salle à l’arrivée très attendue de Lorie.

    Sa prestation a donné le ton à une soirée où l’énergie, les souvenirs et les émotions allaient rapidement prendre toute la place.

    L’attente prend fin

    Lorsque les lumières se sont éteintes, les cris du public ont rapidement envahi le MTELUS. Accueillie par une longue ovation, Lorie est apparue visiblement touchée par l’accueil que lui réservaient les spectateurs.

    Au cours de la soirée, elle a revisité plusieurs des succès qui ont marqué sa carrière, dont Je serai (ta meilleure amie), J’ai besoin d’amour, Toute seule, Week-end, La Positive Attitude et Sur un air latino.

    À plusieurs reprises, elle s’est presque complètement arrêtée de chanter pour laisser le public reprendre les paroles. Les spectateurs répondaient à l’unisson, tandis que Lorie les regardait avec émotion, prenant le temps de savourer ces instants. Ces moments, simples mais sincères, ont sans doute été parmi les plus marquants de la soirée.

    Entre les chansons, la chanteuse a échangé avec la foule à plusieurs reprises, remerciant les Québécois pour leur accueil. Ces interventions, sans être longues, ont contribué à rendre le spectacle encore plus chaleureux.

    Le concert alternait naturellement entre les ballades et les titres plus festifs. D’un côté, les téléphones s’illuminaient pour immortaliser certains moments. De l’autre, le MTELUS se transformait en véritable piste de danse dès que les premières notes des chansons les plus entraînantes retentissaient.

    Des retrouvailles réussies

    Cette première des deux soirées montréalaises a confirmé une chose : les chansons de Lorie occupent toujours une place importante dans le cœur de son public. Plus de vingt ans après leur sortie, elles continuent de rassembler des fans de différentes générations qui connaissent encore les paroles par cœur.

    Pour lancer son passage au Québec, la chanteuse ne pouvait sans doute pas espérer meilleur accueil. Cette première soirée au MTELUS a donné le ton à la suite de son séjour, qui s’est poursuivi avec deux spectacles à Québec.

    En quittant la salle, une impression demeurait. Pour plusieurs, ce concert représentait bien plus qu’une simple soirée de musique. C’était l’occasion de retrouver des chansons qui ont accompagné une partie de leur jeunesse et de les partager, le temps d’un spectacle, avec des centaines d’autres personnes qui avaient grandi avec elles.

    Pour ne rien manquer de l’actualité de Lorie et de Enola Bédard, de leurs prochains spectacles et de leurs nouveaux projets, suivez-les sur leurs plateformes officielles et ses réseaux sociaux.

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  • JF Pauzé à Repentigny : une soirée rassembleuse et nostalgique

    Crédit : Site Officiel de JF Pauzé

    Le 21 mars dernier, JF Pauzé était de passage au Théâtre Alphonse-Desjardins de Repentigny pour présenter son spectacle Les amours de seconde main. Une soirée qui aura réussi à rassembler autant les habitués de l’univers des Cowboys Fringants que ceux venus découvrir son nouveau matériel.

    Dès notre arrivée dans la salle, une chose était particulièrement frappante : la diversité du public. Des jeunes, des moins jeunes et plusieurs générations se retrouvaient au même endroit pour voir JF Pauzé sur scène.

    Et ça s’est ressenti tout au long du spectacle.

    L’ambiance était festive et très décontractée. Avec la formule debout, le public ne s’est pas fait prier pour bouger, danser et chanter. À plusieurs reprises, il suffisait de regarder autour de soi pour voir des gens avec un énorme sourire aux lèvres.

    C’était probablement l’un des plus beaux aspects de la soirée.

    Un retour à Repentigny qui n’est pas anodin

    Ce passage au Théâtre Alphonse-Desjardins avait aussi quelque chose de particulier pour JF Pauzé : il s’agissait d’un retour dans sa ville natale.

    Repentigny occupe une place importante dans son histoire. C’est ici qu’une partie de l’aventure qui mènera éventuellement aux Cowboys Fringants a commencé, notamment avec sa rencontre avec Karl Tremblay.

    Le voir revenir sur une scène de Repentigny toutes ces années plus tard, cette fois à l’avant-plan avec son propre matériel, donnait donc une petite touche supplémentaire à la soirée.

    Pas besoin d’en faire un grand moment solennel pour le ressentir. JF Pauzé était simplement de retour chez lui, devant un public dont plusieurs connaissent son parcours depuis longtemps.

    Un nouveau chapitre pour JF Pauzé

    Bien sûr, lorsqu’on parle de JF Pauzé, il est difficile de ne pas penser aux Cowboys Fringants. Son parcours avec le groupe fait partie de lui et plusieurs personnes présentes dans la salle le connaissent d’abord grâce à cette aventure.

    Mais avec Les amours de seconde main, c’était aussi l’occasion de découvrir autre chose.

    Pour certains, les nouvelles chansons étaient une véritable découverte. Pour d’autres, elles venaient avec une certaine nostalgie de l’époque des Cowboys Fringants. Et plutôt que de s’opposer, les deux fonctionnaient très bien ensemble.

    On sentait que le public était curieux de découvrir ce que JF Pauzé avait maintenant à proposer, tout en restant très attaché à ce qu’il avait fait auparavant.

    Cette nostalgie était d’ailleurs présente pendant la soirée, mais jamais d’une manière triste. C’était davantage le plaisir de retrouver un artiste et un univers qu’on connaît depuis longtemps, mais dans un contexte différent.

    Un décor qui attire l’œil

    La scénographie était également difficile à manquer.

    Derrière JF Pauzé et ses musiciens se trouvait un immense décor composé de mots et de bouts de phrases disposés un peu partout. On pouvait notamment y lire « bisous », « aimer », « j’aime » ou encore « ramène-moi », accompagnés de quelques cœurs.

    Visuellement, le résultat était vraiment réussi et collait très bien à l’univers du spectacle.

    Les éclairages changeaient également l’apparence du décor au fil des chansons, sans qu’on tombe dans une production trop imposante. Tout restait assez simple, ce qui convenait parfaitement à la proximité de la salle.

    Une ambiance qui faisait plaisir à voir

    Ce qu’on retiendra surtout de cette soirée, c’est l’ambiance.

    Voir des gens de tous âges chanter et danser ensemble avec le sourire aux lèvres avait quelque chose de vraiment beau. Il n’était pas nécessaire de connaître toutes les nouvelles chansons pour embarquer dans le spectacle.

    JF Pauzé et ses musiciens avaient visiblement beaucoup de plaisir sur scène et le public leur rendait bien.

    Le Théâtre Alphonse-Desjardins permet aussi une proximité qu’on ne retrouve évidemment pas dans les grandes salles. Et pour ce type de spectacle, c’était un avantage. On se sentait près de la scène et près des artistes, ce qui rendait le tout encore plus chaleureux.

    JF Pauzé n’a peut-être plus exactement le même rôle que celui auquel le public était habitué avec les Cowboys Fringants, mais une chose demeure : ses chansons continuent de rassembler.

    Une soirée qui fait du bien

    Au final, le passage de JF Pauzé au Théâtre Alphonse-Desjardins aura été une très belle soirée, autant pour découvrir son nouveau matériel que pour retrouver un artiste qui fait partie du paysage musical québécois depuis de nombreuses années.

    Ce qu’on retient surtout, c’est cette foule de tous âges réunie devant la même scène. Certains connaissaient JF Pauzé depuis les Cowboys Fringants, d’autres découvraient davantage son univers solo, mais tout le monde semblait avoir autant de plaisir à être là.

    Le voir présenter Les amours de seconde main à Repentigny avait aussi une petite signification supplémentaire. C’est ici qu’une partie de son histoire musicale a commencé, et le voilà aujourd’hui de retour avec de nouvelles chansons et un projet bien à lui.

    Une chose est certaine : les Cowboys Fringants feront toujours partie de son histoire et de celle du public qui l’accompagne. Mais ce soir-là, on était aussi là pour découvrir ce que JF Pauzé avait maintenant envie de nous raconter.

    Une soirée simple, chaleureuse et rassembleuse, qui nous a rappelé pourquoi on aime autant les spectacles dans nos salles d’ici.

    🎧 Pour découvrir JF Pauzé

    Son premier album solo comme interprète, Les amours de seconde main, est paru le 3 octobre 2025 sous La Tribu. Il comprend 11 chansons, dont Puisqu’il faut, Ballon-sonde, Fond d’pichet sale de sangria, Un chez toi, Le clash, Simplicité involontaire, Les amours de seconde main, Bisous, Sudbury, Emmêlé dans ses ch’veux et La route du nord

    • 🌐 Site officiel de JF Pauzé⁠Attachment.png — on y retrouve notamment ses dates de spectacles, ses réseaux sociaux, les liens vers ses œuvres musicales (Apple Music, Spotify, YouTube) et ses actualités. 
  • Lauren Spencer Smith envoûte le MTELUS pour son tout premier passage à Montréal
    Crédit photo : Laurence Lapierre

    Le 24 février dernier, Lauren Spencer Smith était de passage au MTELUS à Montréal dans le cadre de sa tournée The Art of Being a Mess. Une soirée à guichets fermés, à l’image de l’engouement grandissant autour de l’artiste et surtout, un premier passage très attendu dans la métropole québécoise.

    Dès les premières minutes, l’ambiance était claire : un public jeune, engagé, et surtout profondément connecté aux textes de la chanteuse.

    Deux premières parties qui donnent le ton

    Avant l’arrivée de la tête d’affiche, ce sont Sadie Jean et Maisy Kay qui ont ouvert la soirée.

    Sadie Jean a offert une performance douce et introspective, portée par une voix fragile mais touchante. Son univers, très proche de celui de Lauren Spencer Smith, a immédiatement trouvé écho dans la salle.

    Maisy Kay, de son côté, a proposé une présence scénique plus affirmée, avec une touche cinématographique dans ses arrangements. Une prestation efficace qui a su capter l’attention, même d’un public encore en train de s’installer.

    Lauren Spencer Smith : vulnérabilité assumée, puissance vocale indéniable

    Lorsque Lauren Spencer Smith est montée sur scène, l’accueil a été instantané. Cris, téléphones levés, et surtout, une foule prête à chanter chaque parole.

    Pour cette première rencontre avec le public montréalais, l’artiste a livré une performance à la hauteur des attentes. Connue pour ses ballades émotionnelles et ses textes ultra personnels, la chanteuse n’a pas déçu. Sa voix à la fois puissante et fragile s’est imposée sans effort dans la salle, soutenue par une mise en scène sobre, mais efficace.

    Le spectacle reposait avant tout sur l’authenticité : peu d’artifices, mais beaucoup d’émotions. Un choix cohérent avec son identité artistique, qui mise davantage sur la connexion que sur le spectaculaire.

    Une setlist entre confidences et libération

    Tout au long de la soirée, Lauren Spencer Smith navigue entre morceaux récents et chansons déjà bien ancrées dans le cœur de ses fans. Le spectacle prend des allures de journal intime, où les thèmes de rupture, d’amitié brisée et de reconstruction s’enchaînent avec fluidité.

    Le medley regroupant WORSEbridesmaid et Back to Friends agit comme un moment charnière, condensant en quelques minutes toute la charge émotionnelle qui caractérise son univers.

    Mais au-delà des chansons, ce sont les interactions qui marquent particulièrement.

    Des moments interactifs qui renforcent le lien

    Lauren Spencer Smith propose plusieurs segments participatifs qui viennent briser la distance entre la scène et la salle.

    Parmi eux, la boîte à secrets s’impose comme l’un des instants les plus touchants de la soirée. Avant le spectacle, les fans étaient invités à y glisser anonymement des confidences. En plein concert, la chanteuse remet la boîte à un ou une spectatrice choisie au hasard, qui pige un message et le lit à voix haute. Un moment à la fois vulnérable et profondément humain, où l’intimité individuelle devient collective.

    Dans un registre plus ludique, une roue contenant différents choix de reprises est également intégrée au spectacle. Un ou une fan est invité(e) à monter sur scène pour la faire tourner, déterminant ainsi la chanson que Lauren devra interpréter. À Montréal, le hasard s’est arrêté sur favorite crime d’Olivia Rodrigo, livrée dans une ambiance suspendue qui a su captiver toute la salle.

    Une connexion sincère avec le public montréalais

    Entre les chansons, Lauren Spencer Smith prend le temps de s’adresser à la foule, partageant anecdotes et réflexions personnelles. Ces moments renforcent l’impression d’intimité, malgré la capacité du MTELUS.

    Pour une première visite à Montréal, la réponse du public a été sans équivoque : une salle entièrement investie, chantant à l’unisson et transformant plusieurs morceaux en véritables chorales collectives.

    Une soirée marquante pour une artiste en pleine ascension

    Ce passage à Montréal confirme une chose : Lauren Spencer Smith n’est plus une artiste émergente, mais bien une figure montante incontournable de la pop émotionnelle.

    Avec une tournée complète et une base de fans en pleine expansion, elle s’impose comme une voix générationnelle, capable de transformer ses vulnérabilités en force artistique.

    Conclusion

    Avec ce premier passage à Montréal, Lauren Spencer Smith réussit à établir une connexion immédiate et sincère avec son public. Entre vulnérabilité assumée, moments participatifs et puissance vocale, elle propose un spectacle à la fois intime et rassembleur.

     Une artiste en pleine ascension, qui transforme ses failles en véritable force scénique et qui laisse, sur son passage, une salle émue et profondément connectée.


    🎤 Setlist — MTELUS, Montréal (24 février 2026)

    • IF KARMA DOESN’T GET YOU (I WILL)
    • Lighting the Flame
    • 28
    • Bigger Person
    • WORSE / bridesmaid / Back to Friends (medley)
    • Parallel Universe
    • Narcissist
    • The Problem
    • Best Friend Breakup
    • SECRET
    • That Part
    • Flowers
    • small
    • Looking Up
    • Somebody You’re Supposed to Love
    • favorite crime (cover — Olivia Rodrigo)
    • Thick Skin
    • Pray
    • WORSE

    Rappel

    • Fingers Crossed
    • Sticks & Stones

    🔗 Pour suivre Lauren Spencer Smith

    Pour ne rien manquer de ses prochaines sorties et dates de tournée, vous pouvez suivre Lauren Spencer Smith sur ses différentes plateformes :

  • Matt Rife séduit Montréal dès son premier passage au Centre Bell

    Crédit Photo : Evenko / Live Nation

    Le 29 décembre dernier, le Centre Bell s’est transformé en immense salle de stand-up alors que l’humoriste américain Matt Rife s’arrêtait à Montréal dans le cadre de sa tournée Stay Golden Tour. Devant une foule impressionnante réunie dans l’amphithéâtre montréalais, l’artiste a offert une soirée marquée par un humour rapide, une grande complicité avec le public et une énergie contagieuse.

    Cette soirée était d’ailleurs particulièrement marquante pour l’humoriste, puisqu’il s’agissait de son tout premier spectacle à vie à Montréal. Un passage attendu par plusieurs fans québécois qui suivent sa carrière grandissante depuis quelques années.

    Connu pour ses vidéos virales et son talent pour improviser avec la foule, l’humoriste a prouvé une fois de plus qu’il est capable de transformer une salle de la taille du Centre Bell en véritable club de comédie.

    Une première partie efficace pour mettre la table

    Avant l’arrivée de la tête d’affiche Matt Rife, la soirée s’est ouverte avec une première partie chargée de réchauffer la foule du Centre Bell. Avec des numéros rythmés et quelques échanges improvisés avec le public, cette portion du spectacle a rapidement installé l’ambiance dans l’aréna montréalais.

    Les rires ont commencé à se faire entendre dès les premiers instants, preuve que le public était déjà prêt à embarquer dans l’univers humoristique de la soirée. Cette introduction a permis de faire monter l’énergie dans la salle et de préparer le terrain pour l’arrivée très attendue de l’artiste principal.

    Une présence scénique qui conquiert la foule

    Lorsque Matt Rife est finalement monté sur scène, la réaction du public a été immédiate. Accueilli par une grande vague d’applaudissements, l’humoriste n’a pas tardé à établir un lien avec la foule montréalaise.

    Misant sur un mélange d’humour d’observation, d’anecdotes personnelles et d’interactions spontanées, il n’a pas mis de temps à faire réagir la salle. Son talent pour improviser avec le public, désormais au cœur de son style, s’impose comme l’un des points forts de ses performances.

    Ces moments d’échanges imprévisibles ont d’ailleurs donné lieu à plusieurs des éclats de rire les plus mémorables de la soirée.

    Une salle conquise

    Tout au long du spectacle, l’ambiance dans le Centre Bell est restée électrisante. Malgré l’immensité de la salle, Matt Rife a su maintenir une proximité avec le public grâce à son aisance sur scène et à son sens du rythme.

    Les rires se sont enchaînés presque sans interruption, confirmant l’engouement du public pour l’humoriste qui connaît actuellement une ascension fulgurante dans le monde du stand-up.

    Une première visite mémorable à Montréal

    Pour une première visite dans la métropole, Matt Rife laisse derrière lui une impression solide. Entre une première partie efficace et une performance principale bien maîtrisée, la soirée aura offert au public montréalais un moment rassembleur, porté par l’humour et l’énergie.

    À en juger par l’accueil réservé, difficile de croire qu’il s’agissait d’un premier passage et encore plus difficile d’imaginer que ce sera le dernier.

    Une première montréalaise réussie

    Pour un premier passage à Montréal, Matt Rife laisse derrière lui une impression plus que positive. À l’aise sur scène et porté par l’énergie de la foule, il a livré une performance qui confirme l’enthousiasme grandissant autour de son nom.

    À voir la réaction du public au Centre Bell, il y a fort à parier que cette visite ne restera pas sans suite. Montréal pourrait bien s’inscrire parmi les arrêts réguliers de ses prochaines tournées.

    D’ici là, ses fans peuvent continuer de le suivre en ligne, où il partage régulièrement du contenu et ses prochaines dates, autant sur ses réseaux sociaux que sur son site officiel.

    Pour en savoir plus :
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  • 🎶 ADISQ 2025 : Une soirée inoubliable entre émotions, rires et performances éclatantes
    Artiste : Pierre-Yves Roy-Desmarais
    Crédit : Jean-Francois Leblanc / ADISQ

    Du triomphe de Lou-Adriane Cassidy aux hommages vibrants de Marjo et Soleil Launière, en passant par les numéros humoristiques de Pierre-Yves Roy-Desmarais, le 47ᵉ Gala de l’ADISQ a célébré la richesse et la diversité de la musique québécoise.

    🎤 L’animation pétillante de Pierre-Yves Roy-Desmarais

    L’humour et la créativité ont été au cœur de la soirée grâce à Pierre-Yves Roy-Desmarais, qui a su insuffler une énergie unique à l’animation du gala. Avec son style à la fois espiègle et décalé, il a guidé le public à travers les remises de prix tout en ponctuant la soirée de moments hilarants et inattendus.

    🌟 Lou-Adriane Cassidy, grande triomphatrice de la soirée

    Artiste : Lou-Adriane Cassidy
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    S’il y a un nom que tout le monde retiendra de cette édition, c’est bien Lou-Adriane Cassidy. L’artiste originaire de Québec a brillé de mille feux, repartant avec quatre Félix, dont ceux d’Artiste féminine de l’année, Chanson de l’année et Spectacle de l’année.

    Une reconnaissance pleinement méritée pour une artiste qui continue d’imposer sa voix singulière et son univers à la fois fragile et puissant sur la scène musicale québécoise.

    🎵 Un début de soirée électrisant

    Artiste : Billie du Page, Jay Scott & Fredz
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    La soirée s’est ouverte sur une note d’énergie et de jeunesse avec un numéro d’ouverture explosif réunissant Fredz, Billie du Page et Jay Scott.

    Fredz a lancé le bal avec Le stade, suivi de Billie du Page et sa touchante Fake Friends, avant que Jay Scott ne conclue avec Woodstock. Ensemble, ils ont offert un départ vibrant et festif, à l’image de cette nouvelle génération d’artistes qui redéfinissent la scène musicale d’ici.

    🌈 Prestations marquantes et variées

    Sarahmée a ouvert le segment hip-hop avec À la dur, un hymne à la persévérance et à la force féminine. Elle a ensuite cédé la scène à Rymz, qui a enchaîné avec High on Life dans une explosion d’énergie et de confiance. Les deux artistes se sont réunis pour un duo percutant sur La vie d’avant, démontrant la vitalité du hip-hop québécois.

    Artiste : Sarahmée & Rymz
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    Le ton a ensuite changé avec l’arrivée de Marjo, célébrant ses 50 ans de carrière. L’icône du rock québécois a livré un medley électrisant de Illégal, Chats sauvages, J’lâche pas, Doux et Provocante, accompagnée de Jean Millaire à la guitare. Fidèle à elle-même, elle a fait trembler la scène d’énergie brute, lançant au passage un clin d’œil à l’animateur : « J’ai le droit, c’est mon chum ! ».

    Artiste : Marjo
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    Toujours du côté des moments forts, Pierre-Yves Roy-Desmarais a surpris avec un numéro musical humoristique inspiré de Raymond Chabot Grant Thornton, entouré de Bruno Pelletier, William Cloutier et Véronique Claveau. Entre chorégraphies absurdes et rimes comptables, son refrain « Notre passion, c’est les affaires plates ! » a provoqué de francs éclats de rire.

    Artiste : Véronique Claveau, William Cloutier, Bruno Pelletier & Pierre-Yves Roy-Desmarais
    Crédit : Jean-Francois Leblanc / ADISQ

    Sur une note plus poétique, Soleil Launière, artiste innue originaire de Mashteuiatsh, a offert un moment d’une grande intensité avec Era Ew, tirée de son album Taueu. En mêlant la langue innue à des sonorités soul-roots, elle a transporté le public dans un univers spirituel et profondément humain.

    Artiste : Soleil Launière
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    La soirée a aussi permis de mettre en lumière la richesse des styles québécois :

    Lou-Adriane Cassidy, forte de ses nombreux honneurs, a livré une interprétation bouleversante de Dis-Moi, Dis-Moi, Dis-Moi, moment suspendu qui a conquis le public ;

    Ariane Moffatt a charmé avec Jouer, chanson lumineuse et sincère ;

    Klô Pelgag a captivé avec Le Goût des Mangues, poétique et avant-gardiste ;

    Ariane Roy a ému avec Âmes Sœurs, tout en douceur et vulnérabilité ;

    Pierre Lapointe a bouleversé avec Dans Nos Veines, sobre et habité ;

    Le segment country a réuni Matt Lang (Sweet On You), Francis Degrandpré (Se Laisser Aller), Krystel Mongeau (Un Nouveau Jour) et Clément Jacques (Les Espaces Sans Réponse), pour un moment chaleureux et rassembleur.

    Artiste : Lou-Adriane Cassidy
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ
    Artiste : Ariane Moffatt & Klô Pelgag
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ
    Artiste : Ariane Roy
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ
    Artiste : Pierre Lapointe
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ
    Artiste : Krystel Mongeau, Clement Jacques, Francis Degrandpré & Matt Lang
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    🌟 Aliocha Schneider : un premier Félix

    Artiste : Aliocha Schneider
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    L’un des moments marquants de la soirée a été la remise du Félix de l’Artiste de l’année – Rayonnement international à Aliocha Schneider. L’acteur et chanteur, installé entre le Québec et la France, a remporté son tout premier Félix, une belle reconnaissance pour un artiste qui fait briller la musique d’ici sur les scènes européennes. Visiblement ému, il a remercié son public et son équipe, soulignant à quel point cette distinction représente un lien fort entre ses deux territoires de cœur.

    🏆 Les grands gagnants du 47ᵉ Gala de l’ADISQ

    Lou-Adriane Cassidy : Artiste féminine de l’année, Chanson de l’année (Dis-Moi, Dis-Moi, Dis-Moi), Auteure-compositrice de l’année, Spectacle de l’année

    Artiste : Lou-Adriane Cassidy
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    Pierre Lapointe : Artiste masculin de l’année

    Artiste : Pierre Lapointe
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    Élisapie : Artiste autochtone de l’année

    Artiste : Élisapie
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    Aliocha Schneider : Artiste de l’année – Rayonnement international

    Artiste : Aliocha Schneider
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    Billie du Page : Révélation de l’année

    Artiste : Billie du Page
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    2Frères : Groupe ou duo de l’année

    Artiste : 2 Frères
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    Les Cowboys Fringants : Album de l’année – Succès populaire (Pub Royal)

    Artistes : Les Cowboys Fringants
    Crédit : Jean-François Leblanc / ADISQ

    Une soirée qui restera gravée dans les mémoires

    Au fil de la soirée, Pierre-Yves Roy-Desmarais a su créer un équilibre parfait entre humour et solennité, ponctuant les moments d’émotion et de performances musicales d’une touche légère et chaleureuse. Son animation a transformé le gala en une expérience à la fois festive et mémorable pour les artistes et le public.

    Entre rires, émotions et performances éclatantes, cette 47ᵉ édition du Gala de l’ADISQ aura offert un portrait fidèle de la musique d’ici : diverse, audacieuse et profondément humaine.

    Le 47ª Gala de l’ADISQ a été bien plus qu’une simple remise de prix : il a offert un véritable spectacle d’émotions, de talents et de créativité. Entre rires, performances marquantes et moments de tendresse, la soirée a célébré la richesse et la diversité de la musique québécoise, tout en mettant en lumière les artistes émergents et les grandes figures déjà établies. De Lou-Adriane Cassidy à Billie du Page, en passant par Aliocha Schneider, chacun a contribué à faire de cette édition un rendez-vous mémorable, où passion, art et humanité se sont rencontrés sur la scène du Québec musical.

  • Une soirée folk mémorable à Montréal : Sons of the East et Kim Churchill captivent le Théâtre Beanfield

    Crédit : Pat O’Hara (www.pattohara.com)

    Le 2 octobre 2025, Montréal a vibré au rythme du folk australien avec Sons of the East et Kim Churchill au Théâtre Beanfield. Entre harmonies sublimes, classiques revisités et moments acoustiques intimes, le public a vécu une soirée mémorable.

    Le Théâtre Beanfield a offert aux Montréalais une soirée musicale exceptionnelle. Dès la première partie, Kim Churchill a plongé la salle dans une ambiance chaleureuse et intimiste, avant que Sons of the East ne prennent le relais pour la tête d’affiche.

    Kim Churchill : une ouverture énergique et intime

    Crédit : Pat O’Hara (www.pattohara.com)

    Originaire d’Australie, Kim Churchill est un auteur-compositeur-interprète folk/blues. Sa maîtrise de la guitare, de l’harmonica et des percussions au pied lui permet de créer des performances à la fois énergiques et chaleureuses.

    En première partie, il a interprété Loving Home, Hobbies, Clarity, Flying Solo, The Busking Song et Window to the Sky, ainsi qu’une reprise originale de The Lemon Song de Led Zeppelin enrichie d’éléments de Killing Floor de Howlin’ Wolf. Son énergie communicative a fait vibrer la salle : plusieurs spectateurs dansaient tout au long du spectacle, captivés par la richesse et la sincérité de sa musique.

    Sons of the East : nouveautés et classiques

    Crédit : Pat O’Hara (www.pattohara.com)

    Trio australien formé à Sydney, Sons of the East mêle folk et pop acoustique avec des harmonies vocales raffinées et des arrangements subtils. Leurs chansons, tantôt émouvantes, tantôt entraînantes, séduisent par leur authenticité et leur énergie communicative.

    Le groupe a enchaîné avec des morceaux de leur dernier album “Sons”, sorti le 27 juin dernier, et des classiques comme California, Rescue Me, My Repair, Hold On, What I Do et On My Way. Sous des lumières chaudes, les instruments en bois et les harmonies vocales du trio ont enveloppé la salle d’une atmosphère douce et intimiste. Les spectateurs, nombreux à chanter et à danser, ont été entraînés dans ce voyage musical, créant un lien fort et immédiat avec le groupe.

    Moments forts : “Time Will Tell” et la reprise de “Torn”

    Un des instants les plus émouvants a été “Time Will Tell”, interprété en cercle autour d’un seul micro, dans une version entièrement acoustique. La simplicité de ce moment a créé une véritable intimité entre les artistes et le public.

    Le trio a également surpris les spectateurs avec une reprise acoustique de “Torn” de Natalie Imbruglia, qui a fait chanter la salle en chœur et a renforcé la nostalgie et la complicité de la soirée.

    Une connexion unique avec le public

    Tout au long du concert, la complicité entre les musiciens et le public était palpable. Les interactions naturelles, ponctuées d’humour et de moments d’émotion, ont rendu la soirée vivante et mémorable. Entre la prestation intense de Kim Churchill et celle captivante de Sons of the East, le Théâtre Beanfield a résonné de musique, de rires et de chants.

    Après cette étape montréalaise, Sons of the East poursuivent leur tournée nord-américaine, promettant d’autres soirées intimes et riches en émotions pour leurs fans.

    Pour suivre et écoutez les artistes suivez les liens ci-dessous.

    Sons of the east : https://linktr.ee/sonsoftheeastmusic

    Kim Churchill : https://kimchurchill.ffm.to/bio

  • ÎLE SONIQ célèbre ses 10 ans en grand au Parc Jean-Drapeau


    Crédit photo : ÎLESONIQ / evenko

    Les 9 et 10 août 2025, le Parc Jean-Drapeau a une fois de plus accueilli l’un des plus importants rassemblements de musique électronique au pays. Pour sa 10e édition, ÎLE SONIQ a réuni des milliers de festivaliers venus célébrer une décennie de musique, de découvertes et de moments marquants au cœur de Montréal.

    Au fil des ans, le festival s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs du genre. Cette édition anniversaire n’a pas fait exception, proposant une programmation variée, des productions visuelles impressionnantes et une ambiance festive qui a animé le site durant tout le week-end.

    Une programmation portée par de grands noms

    Pour souligner ses dix ans, ÎLE SONIQ avait misé sur une programmation regroupant plusieurs artistes parmi les plus populaires de la scène électronique actuelle.

    John Summit, Illenium, Alesso, Steve Aoki, Kaskade, SOFI TUKKER et Black Tiger Sex Machine figuraient notamment parmi les têtes d’affiche attendues par les festivaliers.

    Chaque artiste a contribué à façonner l’identité du week-end à sa manière. Certains ont misé sur l’énergie et le spectacle, alors que d’autres ont proposé des performances davantage axées sur l’immersion musicale.

    Le passage de John Summit a notamment attiré une foule impressionnante devant la scène principale, confirmant la popularité grandissante de l’artiste auprès du public québécois. De son côté, Illenium a offert une finale rassembleuse le dimanche soir, concluant cette édition anniversaire dans une atmosphère à la fois festive et émotive.

    Trois scènes, trois expériences

    L’une des grandes forces d’ÎLE SONIQ demeure la diversité des expériences proposées sur le site.

    La scène principale, avec ses écrans géants, ses jeux de lumière et ses effets spéciaux, constituait le cœur de l’événement. C’est là que se retrouvaient les plus grandes foules du week-end pour assister aux prestations des artistes les plus attendus.

    À quelques minutes de marche, la scène Mirage offrait une ambiance différente, davantage tournée vers les sonorités house et techno. L’atmosphère y était souvent plus immersive, permettant aux festivaliers de découvrir une autre facette de la programmation.

    Du côté de la scène Neon, les amateurs de bass music et de dubstep trouvaient leur compte dans une ambiance énergique où les rythmes plus intenses faisaient vibrer le site jusque tard en soirée.

    Cette diversité musicale permettait à chacun de vivre le festival à sa façon, en passant librement d’un univers à l’autre au fil de la journée.

    Une ambiance qui demeure au cœur de l’expérience

    Au-delà des performances musicales, c’est souvent l’ambiance générale qui marque le plus lors d’un passage à ÎLE SONIQ.

    Tout au long du week-end, les festivaliers ont répondu présents avec enthousiasme. Les tenues colorées, les accessoires lumineux et l’énergie contagieuse de la foule contribuaient à créer cette atmosphère unique qui caractérise le festival depuis ses débuts.

    Ce qui ressort particulièrement d’une édition comme celle-ci, c’est le sentiment de communauté qui s’installe rapidement sur le site. Malgré l’ampleur de l’événement, l’ambiance demeure accueillante et rassembleuse. On y croise autant des habitués qui fréquentent le festival depuis plusieurs années que des festivaliers qui découvrent l’univers de la musique électronique pour la première fois.

    Le cadre du Parc Jean-Drapeau participe également au charme de l’expérience. Avec Montréal en toile de fond et les espaces verts qui entourent le site, le festival bénéficie d’un environnement qui contribue à son identité et qui le distingue de plusieurs autres événements du genre.

    Dix ans plus tard

    Dix ans après sa création, ÎLE SONIQ continue d’occuper une place importante dans le paysage culturel montréalais.

    Sans chercher à transformer complètement sa formule, le festival poursuit son évolution tout en conservant les éléments qui ont contribué à son succès au fil des ans : une programmation accessible, une production de grande qualité et une capacité à rassembler une communauté passionnée autour de la musique électronique.

    Cette 10e édition a permis de constater que l’engouement envers l’événement demeure bien présent. Alors qu’il amorce sa deuxième décennie, ÎLE SONIQ semble plus que jamais solidement ancré parmi les grands rendez-vous musicaux de l’été montréalais.

    Pour tout savoir sur Île Soniq, incluant leurs réseaux sociaux visitez le site internet :

    https://linktr.ee/ilesoniq

  • Au Centre Bell, Linkin Park signe un retour émouvant et innovant 
    Crédit : sorstu.ca

    Linkin Park électrise le Centre Bell lors d’un retour attendu le 6 août dernier, le Centre Bell de Montréal a vibré au rythme du retour très attendu de Linkin Park, dans le cadre de leur tournée mondiale From Zero World Tour. Après plusieurs années marquées par le silence et la reconstruction suite à la disparition tragique de Chester Bennington, le groupe californien a livré une performance à la hauteur de sa légende, mêlant émotion, puissance et innovation scénique.

    PVRIS, une ouverture à la hauteur

    La soirée a débuté avec le groupe américain PVRIS, dont le mélange de rock alternatif, de pop sombre et d’électro a parfaitement préparé l’auditoire. Sous la direction de la charismatique Lynn Gunn, le trio a proposé une prestation énergique et immersive, posant ainsi une atmosphère en parfaite adéquation avec l’univers de Linkin Park.

    Une mise en scène immersive et soignée

    L’une des grandes réussites de cette soirée réside dans la scénographie ingénieuse : Linkin Park a investi une scène circulaire au centre de l’aréna, offrant une visibilité optimale à chaque spectateur. Le spectacle, à la fois visuel et sonore, a été construit autour d’une production millimétrée mêlant écrans LED, projections sur plafond et sol interactif. Cette immersion totale a permis de transformer chaque chanson en un véritable voyage sensoriel, renforcé par un son clair et parfaitement équilibré.

    Emily Armstrong, nouvelle voix porteuse d’espoir

    La tournée marque également l’arrivée d’Emily Armstrong, ancienne chanteuse de Dead Sara, qui apporte une nouvelle dimension vocale au groupe. Sa voix puissante et expressive ne cherche pas à remplacer celle de Chester Bennington, mais plutôt à compléter et enrichir l’identité musicale de Linkin Park. Son duo avec Mike Shinoda s’est avéré particulièrement convaincant, apportant fraîcheur et intensité aux morceaux, classiques comme originaux.

    Linkin Park, un groupe en pleine évolution artistique

    Ce concert an mis en lumière la maturité artistique acquise par Linkin Park. Le groupe, loin de se contenter de reproduire son passé, a choisi de se réinventer, tant sur le plan musical que scénique. En explorant des sonorités plus variées mêlant rock alternatif, électro et textures atmosphériques, ils affichent une volonté claire de renouvellement sans trahir leurs racines.

    Cette transformation s’accompagne d’une réflexion profonde sur leur identité, incarnée notamment par la complicité vocale entre Mike Shinoda et Emily Armstrong. La production du spectacle témoigne également de cette ambition : la scénographie immersive à 360° et la maîtrise technique sont autant d’atouts qui placent Linkin Park au rang des groupes les plus innovants de la scène actuelle.

    Enfin, ce retour s’inscrit dans un dialogue renouvelé avec le public, mêlant fidélité des fans historiques et accueil d’une nouvelle génération, curieuse de découvrir cette évolution.

    Une renaissance porteuse d’avenir

    Le concert du 6 août a dépassé le simple cadre d’une performance live : il a incarné une véritable renaissance pour Linkin Park. Porté par une énergie renouvelée, un engagement sincère et une créativité affirmée, le groupe a su toucher son public et écrire un nouveau chapitre prometteur.

    Au-delà du spectacle, c’est une histoire de résilience et d’espoir qui s’est déroulée sur scène, rappelant la puissance de la musique comme vecteur d’émotions et de rassemblement.

    Linkin Park confirme ainsi sa place non seulement comme icône du rock alternatif, mais aussi comme formation capable de se réinventer avec audace et sensibilité.

    Pour écouter le nouvel album de Linkin Park & suivre leurs dates de tournée suivez le lien suivant :

    https://lprk.co/fromzerodlx?fbclid=PAdGRleANIFZ5leHRuA2FlbQIxMQABp3J_zt-pjbzLh4IOwnCrstaJiy271HCyGUCyUmlPr83Unuero4HMRiru9tIh_aem_Cc5ZAGxLy05274huftt_0w

  • Cage The Elephant : une transe collective à Osheaga
    Tim Snow (Evenko)

    Une énergie scénique explosive

    Le 3 août 2025, le groupe américain Cage The Elephant a enflammé la scène principale du festival Osheaga lors d’un concert aussi énergique qu’immersif. Devant des milliers de festivaliers rassemblés au parc Jean-Drapeau, le groupe a offert une performance marquée par une intensité scénique impressionnante et une véritable communion avec le public.

    Dès les premières minutes, la tension est montée d’un cran. Matt Shultz, chanteur et figure centrale du groupe, a déployé une présence magnétique, multipliant les déplacements frénétiques, les sauts et les interactions avec la foule. Cette énergie brute, parfaitement maîtrisée, a immédiatement capté l’attention et installé une ambiance électrique.

    Un répertoire entre classiques et nouveautés

    Les grands classiques du groupe, comme “Ain’t No Rest for the Wicked” et “Cigarette Daydreams”, ont été repris à l’unisson par un public conquis. Les morceaux plus récents, aux sonorités exploratoires, ont quant à eux montré la capacité du groupe à évoluer sans perdre son identité. Une audace musicale saluée par les fans.

    Une scénographie immersive

    La scénographie du concert a renforcé l’expérience immersive. Jeux de lumière dynamiques, projections artistiques et ambiance visuelle enveloppante ont permis à chaque chanson de prendre vie sur scène, transformant le spectacle en un véritable tableau sensoriel.

    Un moment suspendu à Osheaga

    Si Osheaga est reconnu pour son éclectisme et sa capacité à créer des moments d’exception, cette prestation de Cage The Elephant en a été l’illustration parfaite. La combinaison d’une interprétation habitée, d’un public réceptif et d’un cadre spectaculaire a donné lieu à un moment suspendu, où la musique a transcendé les simples attentes du spectacle.

    Une empreinte durable

    En quittant la scène, le groupe a laissé derrière lui un public ému, galvanisé par cette rencontre intense. Un concert qui s’inscrit sans conteste parmi les temps forts de cette édition 2025, et qui rappelle le pouvoir unique de la musique live : rassembler, faire vibrer, marquer durablement.

    Pour suivre Cage The Elephant à travers leurs projets vous pouvez accéder au lien suivant :

    https://www.cagetheelephant.com

    Au cours du concert, Cage The Elephant a offert un équilibre parfait entre ses titres incontournables et ses nouveautés, parcourant un répertoire riche et varié.

    Voici la setlist (pas dans l’ordre) complète de la soirée, qui témoigne de cette diversité et de l’évolution du groupe :

    1. Broken Boy

    2. Cry Baby

    3. Spiderhead

    4. Cold Cold Cold

    5. Trouble

    6. Ready to Let Go

    7. Too Late to Say Goodbye

    8. Telescope

    9. Social Cues

    10. Shake Me Down

    11. Cigarette Daydreams

    12. Come a Little Closer

    13. Ain’t No Rest for the Wicked

    14. Neon Pill

    15. Mess Around

    16. House of glass

    17. Back against the wall

    18. Good Time