
Rymz est un artiste polyvalent et innovant, reconnu pour sa capacité à fusionner différentes influences musicales et artistiques. Originaire de Saint-Hyacinthe, il s’est rapidement imposé comme une figure incontournable de la scène musicale contemporaine. Avec un style qui mélange habilement hip-hop, rap, musique urbaine et pop et une touche alternative, Rymz sait captiver son public par des performances dynamiques et authentiques.
Son parcours est marqué par une quête constante d’authenticité et d’expérimentation, ce qui lui a permis de développer une identité artistique forte.
Rymz ne se contente pas de suivre les tendances ; il les crée. Son engagement envers son art et sa communauté se ressent dans chaque projet qu’il entreprend.
Préparez-vous à plonger dans son univers fascinant lors de cette entrevue dans le contexte du lancement de son nouvel album intitulé » Vivre à mourir » où il partagera ses inspirations, ses défis et ses aspirations pour l’avenir.
Qu’est-ce qui t’a inspiré pour cet album-là ?
La même chose que d’habitude, pour vrai. Je ne suis pas ultra productif comme artiste, peut-être plus que certains, mais je ne me force jamais à faire des chansons. Ça sort tout seul. Alors, c’est vraiment la vie et peut-être le deuil d’une jeunesse. Pas nécessairement le deuil, mais la réalisation que « OK, je vais vieillir, je vais survivre puis je vais finir par être vieux un moment donné. » Peut-être que déjà le monde me pense vieux (rires). Sinon, le bonheur m’a inspiré et la chance que j’ai comparée à d’autres choses auxquelles je suis confronté, l’espèce d’inégalité certaine, parce que oui, on travaille pour avoir ce qu’on a, mais moi, j’ai été chanceux comparé à d’autres sur comment je suis né, j’avais mes deux parents et tout ça, pas riches, mais pas dans la misère. Donc, c’est beaucoup de plonger dans cette chance-là et de la savourer plutôt que d’être une âme torturée. Maintenant, j’ai comme déplié les affaires qui me dérangeaient dans ma vie et ça va mieux, je me sens bien.
C’est une belle réponse ça (rires) ! Décris-moi ton processus de création pour cet album-là…
C’est vraiment pêle-mêle. Moi, mon processus, c’est vraiment fuckall dans le sens où je fonctionne de mille manières. Souvent, c’est une petite mélodie de piano ou de guitare qui me donne la première idée du refrain ou du vers que je fais live. C’est très souvent instantané. Avant, je travaillais chez nous et c’était comme moins intuitif, mais maintenant c’est beaucoup plus brusque et impulsif. Par exemple, High on life, je l’ai inventée quand j’étais dans le trafic. J’avais la mélodie et là je me suis dit que tant qu’à avoir la mélodie, j’allais mettre des mots dessus. J’ai trouvé des mots et j’ai appelé Max (Farfadet) et je lui ai dit que je viendrais juste enregistrer un a capella rapidement et qu’on pourra faire le beat quand on aura le temps pour le mettre en arrière, mais finalement on l’a toute faite d’une shot. J’ai écrit les vers direct, parce que son petit piano m’inspirait. Alors, c’est rare que je vais de ce bord-là, mais souvent c’est la musique qui m’inspire. Je pense souvent à un titre en me demandant comment je vais le décliner puis il y a plein de tounes que je n’ai pas mises dessus, j’en ai encore plein pour la suite, parce que je voulais beaucoup raconter des histoires, chose que je trouve qui manque dans le rap. Il y a Manu que j’aime bien, j’aime vraiment les storytellings dans le rap, c’est ça qui me plaisait au début. Là, j’en ai une que je n’avais pas fini de fignoler, alors que je n’ai pas sorti, mais ça va venir. J’aime bien raconter des affaires.
Quels sont les thèmes principaux que tu as explorés dans cet album-là?
L’amour je dirais, et le monde fucked. Aussi, pour moi, c’est toujours une grande question, c’est beaucoup de questionnements, alors le thème pour moi, c’est pourquoi nous sommes ici. La vraie réponse que je donne, c’est qu’il n’y a pas de raison, alors le but, c’est juste d’en profiter, parce qu’il n’y a aucune raison. Ne cherche pas le sens, il n’y en a pas, parce que s’il y en avait un, il n’y aurait pas autant de misère, d’inégalités et d’affaires dégueulasses. Donc, cherche à être bien et profite, c’est tout. Alors, parfois, je zoom out et je remets les choses en perspective, mettons que je ne suis pas multimillionnaire ou whatever. Je dis souvent ça aux jeunes : ton problème qui te semble être une montagne, zoom out et vois la Terre vue de l’espace. Au bout du compte, tu te rends compte que ton problème, il n’est pas vraiment important.
Comment cet album-là se distingue-t-il de tes autres projets ?
Je pense que c’est au niveau du professionnalisme. Moi, le son, je trouve qu’il est plus fidèle à mes ambitions. J’aime bien comment ça sonne. Il y a aussi une plus grande maturité peut-être, une petite sagesse supplémentaire. Un peu moins de folies, mais c’est ça. On dirait que je suis plus authentique, c’est moi à 100 %. Par contre, il ne se distingue pas tant, car j’ai toujours été très libre, alors ça reste mon essence. Il se distingue peut-être dans la façon dont on l’a commercialisé. Ça, on dirait que j’ai bien fait ça cette fois-là, tandis que souvent j’étais à la va-vite et dernière minute. Je trouve que les sons qu’il y a dans la collection vont tous bien ensemble, mais c’est toujours le dernier le meilleur et j’en suis bien fier. Je trouve que le visuel était top. Je me suis beaucoup impliqué dans les visuels, les petits contenus sociaux et tout, alors non, il ne se distingue pas plus qu’il faut à part les dents pointues (rires).
Quelle serait la signification derrière le titre de l’album?
J’aurais pu l’appeler Rage de vie, mais je trouvais ça plus romantique Vivre à mourir et c’est comme un terme facile à comprendre dans toutes les langues aussi. Je trouvais ça fort comme image. Et c’est un peu pour ça aussi le gros sourire. Tu souris à pleines dents, mais ce sont des dents de démon. Oui, aime la vie, mais la vie est twistée as fuck. C’est vraiment ça, j’essaie d’être sain dans un monde complètement malsain. Il y a quelque chose derrière le sourire et c’était ce contraste-là, parce que je suis quelqu’un de très contrasté : ville, campagne, job, rap, etc. Et je trouvais que Vivre à mourir c’était pile moi, le contraste et c’était un clin d’œil à mon premier dans lequel ça revenait comme thème, je disais ça parfois Vivre à mourir dans certaines de mes chansons. Sur le hoodie aussi, c’était écrit Vivre à mourir, alors ça s’est imposé naturellement, ça devait être le titre de l’album. Ça venait boucler une boucle.
As-tu une chanson préférée sur l’album ?
Ça a varié avec le temps. La dernière que j’ai faite, c’est Foutre le camp et c’est toujours la dernière qu’on a faite notre préférée. Alors, je pense que ce serait celle-là et High on life qui fait du bien. Elle n’est pas compliquée, elle est chill, je la trouve cool. C’est vraiment ce que j’avais envie pour celle-là, mais Foutre le camp, c’est mon style et j’ai envie d’en faire plein comme ça. Je suis revenu un peu dans ces amours-là. Sinon, une autre que le monde n’a pas entendue, c’est Sacrifice avec EasyS qui est sur l’album physique. Je trouve qu’elle représente bien l’album et qu’elle le boucle bien, c’est la dernière et elle est plus positive et ça revient à ce que je disais tantôt. Dans le refrain, ça dit : « Y’a rien à comprendre, c’est tout ce que j’ai compris. » C’est vrai et c’est l’idée générale.
Quelles émotions as-tu voulu évoquer chez ton public avec cet album-là ?
Un peu ça, la rage de vie et d’essayer d’être content avec ce qu’on a. C’est un classique, c’est un peu cliché, mais tu te rends compte de ce que tu avais quand tu le perds, alors je suis dans le mindset de : « ne te rends pas là et sois donc content finalement (rires). » C’est aussi plus de se sentir moins seul. Je n’ai pas le public le plus grand et je ne suis pas le plus populaire ou whatever, mais le monde qui me suit, je sens qu’on se comprend d’une certaine manière et qu’on a une vision un peu parallèle, similaire, et qu’on se reflète et qu’on se rejoint d’une certaine façon. Je sens que j’ai comme ma petite gang et je me sens moins seul avec eux autres et j’espère qu’eux aussi, avec ma musique, ils se sentent moins seuls. C’est ça un peu ça l’objectif au final. Le but, c’est d’être une figure à laquelle les gens peuvent s’identifier, comme moi je le faisais plus jeune avec des artistes rap. Après, il faut se démener dans les méandres de l’internet et je ne peux pas juste faire ma musique, il faut que je fasse des fucking vidéos, machins (rires).
Comment cet album-là reflète-t-il ton évolution en tant qu’artiste ?
Comme j’ai dit, c’est peut-être au niveau de la qualité sonore, des textes qui sont bien construits — même si je ne pense pas que c’est forcément nouveau dans ma musique. En soi, mon évolution, je ne sais pas. Je ne me pose tellement pas de question quand je fais de la musique, c’est bien impulsif, alors je ne cherche même pas à dépasser l’autre ou quoique ce soit. C’est comme un besoin auquel je réponds et après j’ai une équipe qui veut que ça marche, alors il faut que je fasse bien des choses avec ça, parce que les gens investissent sur moi, mais à la base, c’est pour répondre à un besoin. Sincèrement, je ne le sais pas, je n’ai aucune espèce d’idée. Je pense que ça fluctue et ce n’est pas tant une évolution qu’une mouvance.
Pour 2025, en terminant, à quoi les fans peuvent-ils s’attendre?
Moi, je suis en feu. Je veux faire un autre album, je suis déjà là-dessus. J’ai juste hâte après les Fêtes pour repartir. J’ai mille idées, alors j’ai le goût de faire de la musique, des collaborations avec du monde auquel on ne s’attendrait pas. J’ai envie de sortir un peu du monde du rap. J’adore faire du rap avec mes frérots, mais j’aimerais faire des chansons avec des artistes qui sont en dehors de cet univers-là. Par exemple, travailler avec Ingrid St-Pierre, j’ai adoré ça et il y en a plein de bons artistes. Je suis down de mixer les styles puis j’espère qu’ils vont m’approcher. J’ai aussi fait une chanson avec Clodelle et c’est le genre de musique que j’écoute, j’aime ça écouter ça. Alors, pour 2025, c’est ce que je vise : des shows, un nouvel album et plein de collaborations nice.
Pour écouté l’album » Vivre à mourir « , suivre la carrière et les divers projets de Rymz, cliquez sur le lien ci-dessous .


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