• Un retour à Montréal bien réussi pour The Chainsmokers!

    Hier au Centre Bell, Lennon Stella a démarré la soirée avec une belle présence et un accueil chaleureux de la part du public. Le temps de quelques chansons, elle utilisa des images colorées et animées au fond de la scène. Elle occupait davantage la scène principale mais elle a conquis le cœur de plusieurs, autant pour ceux et celles qui la découvraient ou qui la connaissaient déjà. Aussi, elle est revenue sur scène avec The Chainsmokers le temps d’une chanson intitulé Takeaway pour ensuite remercier encore une fois Montreal pour le bel accueil qu’elle a eu.

    Plusieurs fans attendait impatiemment le groupe 5 seconds of summer , le second groupe à ouvrir pour The Chainsmokers. Les membres du groupes ont su faire lever la foule avec différents succès dont le plus récent intitulé Youngblood. Les membres du groupe ont interagi avec les fans en utilisant aussi la grande passerelle et en utilisant, eux aussi, les écrans au fond de la scène pour y projeter diverses images colorées et animées. Ils ont aussi eu un retour acclamé pour interpréter une chanson avec les membres de The Chainsmokers intitulé Who do you love.

    Alexander Pall et Andrew Taggart forment le populaire duo américain de DJ et de production The Chainsmokers. Ils sont venus en sol montréalais dans le cadre de leur tournée mondiale World War Joy pour leur nouvel album Sick Boy sorti en 2018. Ils ont tout de même ajouté quelques succès précédents comme Closer et Something Just Like This en collaboration avec le groupe Coldplay. La foule était déchaînée devant ces chansons dansantes, rythmées de style electro et colorées du groupe américain.

    Avec du feu projeté un peu partout sur la scène, des jeux de lumières sur la scène principale et sur les passerelles surélevées, nos yeux ont pu être gâtés! Dans ce spectacle énormément visuel, une femme réaliste a été  présentée en animation 3D au fond de la scène et chantait les chansons avec les artistes. The Chainsmokers ont beaucoup investi dans le visuel du spectacle, notamment dans des motocyclistes tournant en rond dans une grande boule métallique avec deux femmes au milieu. Les gars ont pris des risques pour épater, et ça a payé! 

    Accompagné de plusieurs instruments comme une guitare, batterie et table de DJ, les membres du groupe n’hésitaient pas à interagir avec le public en allant sur la grande passerelle du parterre, et en allant même jusqu’à faire venir une fan sur scène pour danser avec eux sur une de leurs chansons. Le groupe prenait des pauses parfois entre les chansons mais ne laissait aucun vide, d’ailleurs grâce au batteur qui faisait un solo de batterie de plusieurs minutes sur une passerelle en hauteur avec du feu sur les baguettes et entourant sa batterie. Ce danger a plu aux spectateurs qui applaudissaient chaudement et criaient des encouragements. Un spectacle de presque deux heures avec plus d’une quinzaine de chansons qui n’a pas fait voir le temps passer aux spectateurs.  Pour plus de détails concernant les dates de spectacles et nouveauté musicale : https://www.thechainsmokers.com

    Setlist Lennon Stella

    Breakaway
    Feelings
    Bad
    Kissing Other People (Unreleased)
    Like Everybody Else (Acoustic)
    Fortress
    BITCH (takes one to know one)
    La Di Da

    Setlist 5 seconds of summer

    She Looks So Perfect
    Easier
    More
    Valentine
    If Walls Could Talk
    Talk Fast
    Moving Along
    Ghost of You
    Amnesia
    Waste the Night
    Why Won’t You Love Me
    What’s My Age Again? (blink-182 cover)
    Jet Black Heart
    Teeth
    Want You Back
    Youngblood

    Setlist The Chainsmokers

    Takeaway (avec Lennon Stella)
    Roses
    Paris
    Call You Mine
    Don’t Let Me Down
    Everybody Hates Me
    Sick Boy
    Who Do You Love (avec 5 Seconds Of Summer)
    Hope
    Beach House
    Something Just Like This
    Somebody
    This Feeling
    Closer

  • Adamo: « J’aspire à pouvoir avoir ma petite vie avec ma famille grâce à ma musique »

    La pandémie n’empêche pas la production et la créativité des artistes d’ici. C’est le cas de Adamo avec la sortie d’un nouveau vidéoclip. Celui de la chanson « Libre » tiré de son album « Préliminaires SVP » sorti en mai dernier. Une chanson entraînante et à la fois touchante avec de beaux messages rendant un hommage à son père décédé il y a quelques années ainsi qu’à la vie qui est courte et qui doit être profitée et vécue au maximum jusqu’à ce qu’il soit trop tard ou comme cité dans la chanson “ Then I’m gone “

    Nous nous sommes entretenus avec lui pour discuter de divers aspects de la vidéo ainsi que de la chanson.



    De quoi t’est tu inspiré pour l’écriture de cette chanson ?

    Véritablement de mon vécu. J’ai travaillé pour pouvoir vivre de ce que j’aime. Y a des gens qui m’ont encouragé et d’autres qui me disaient de faire autre chose en s’imaginant qu’il y avait autre chose. Il y a jamais eu d’autres options dans ma tête. Je vis de ma musique sinon je suis malheureux. J’ai choisi de le faire jusqu’à ce que ça fonctionne. J’aspire pas à être millionnaire, je suis au Québec et je suis terre à terre, mais j’aspire à pouvoir avoir ma petite vie avec ma famille grâce à ma musique. Évidemment, au travers de la chanson, je parle des rares personnes qui croyaient en moi comme mon père dans son lit d’hôpital qui ne pouvait ni parler ni manger, sans grande autonomie mais qui me supportait malgré tout.

    Comment s’est déroulé le processus  pour le visuel du clip ? 

    Pour ce qui est du visuel, c’est inspiré de ce que je vivais avec mon père. Dans le vidéoclip, c’est vraiment plus bref. On a plus mis l’emphase sur un jeune qui perd son père plutôt que sur comment MOI je l’ai réellement perdu et/ou vécu. Ça l’a plus l’air d’un jeune qui perd son père dû à un cancer que ce que moi j’ai réellement vécu, c’est à dire, voir mon père malade durant plusieurs années. Ce n’était pas vraiment possible, avec les circonstances du covid-19, de pouvoir recréer 15 ans de vie sur une vidéo de 3 minutes!



    Y’a-t-il un message que tu veux faire faire passer avec cette chanson ?

    En gros, c’est un message que je passe aux jeunes qui veulent vivre de leurs passions en donnant l’exemple de mon expérience et mon cheminement. Il est important de vivre avec sa passion et d’aller au bout des choses sans regretter – de garder cette passion dans notre vie et vivre heureux et faire ce qu’on aime. Tu te lève, t’as une passion, vis-la à fond, c’est le temps maintenant et pas quand il sera trop tard. Si je suis où je suis aujourd’hui c’est que j’ai travaillé fort, il faut donc foncer et relever les défis et les épreuves. Fais-le! Travaille fort et ça va venir.

    Cliquez sur le lien ci-dessous pour visionner son clip « Libre »  

    Vous pouvez également  télécharger l’album « Préliminaires SVP »  ici

  • [Coup de cœur] MTL PRESSE présente ❥ Adamo !

    Quand on parle de coup de cœur, on parle bien sûr d’un artiste qui sort de l’ordinaire, qui nous a marqué pour ses réalisations et ses exploits! Dans mon cas, mon coup de cœur, c’est Adamo. Un artiste aux mille et un projets qui sont toujours travaillés à la sueur de son front et qui sont d’une réussite hors pair. Des réussites bien méritées et qui ne sont pas une question de chance, mais bien de travail acharné, de finition et surtout de temps. Chaque projet est accompli avec beaucoup de réflexion, autant la tournée que chaque extrait musical.

    De DisaronnO à Adamo

    Adamo, en 2018, a laissé officiellement tomber le nom de rappeur DisaronnO pour être « lui-même ». Il a commencé plutôt en duo, avec le Gros Big, avec son ami et artiste hip hop J7. Il participait à des compétitions de rap comme les WordUp Battles et il faisait des spectacles pour se faire connaître à travers la province. Toutefois, lors de son passage à Occupation Double Bali dont il est le grand gagnant, il se fût connaître davantage comme Adamo, le gars derrière l’artiste, le clown, le gars sensible avec le grand cœur, le gars de gang et le gars toujours présent pour les autres. 

    Adamo a toujours été très authentique et est toujours l’ami de tout le monde. C’est le gars que tu peux aller voir après un spectacle et qui prendra la peine de t’écouter et de te parler, le temps que ça prendra! Le gars que même s’il va plus ou moins bien, il va être là pour ses fans. Le gars sur les réseaux sociaux, le gars en spectacles, le gars dans la vie de tous les jours: c’est le même! Il n’y a rien de mieux qu’un artiste grand en authenticité. Sur Instagram, il n’hésite pas à interagir avec ses 132K abonnés et nous montrer différentes facettes de sa vie; il n’est pas qu’un rappeur, il est humain comme nous tous. Nous nous reconnaissons dans Adamo, il ne se prend pas pour un autre. Il est un humain aux grands talents, qui eux, sortent de l’ordinaire. Il se démarque, mais reste toujours le même.

    Des projets, en veux-tu, en v’là!

    En 2019, Adamo crée son propre podcast appelé Le temps d’un jujube, et discute avec divers artistes, tels que Rick Pagano, Émile Bilodeau, Souldia ou bien Fouki, en prenant des jujubes au cannabis. Des conversations d’une heure ou deux, avec des moments de fous rires et d’informations exclusives sur les artistes.

    Le coronavirus a empêché Adamo de faire la sortie de son album dans de conditions agréables avec des spectacles et de l’interaction en personne avec ses fans. Toutefois, il l’a tout de même sorti et a pu interagir avec eux via les réseaux sociaux! L’album Préliminaires SVP, sortit le 1er mai au cœur de la pandémie, a fait des heureux avec son style unique apportant une touche ensoleillée à notre été sans spectacle ni festival. Rien de mieux que du nouveaux matériel de nos artistes préférés pour passer au travers de tout ça. 


    Adamo devait être de la programmation du Festival OHRA, qui devait se tenir du 11 au 13 septembre prochain à la Baie de Beauport, à Québec. Le festival a toutefois été remis au printemps 2021! D’ici là, ce sera possible de le voir performer au ciné-parc Belle Neige (18 septembre) ainsi qu’au ciné-parc Orford (24 septembre).

    L’album de Adamo est disponible sur toutes les plateformes numériques.

    Instagram: @adamo.grosbig
    Youtube: Le temps d’un jujube avec Adamo

  • [ENTREVUE] Un nouveau single pour Komo!

    Aujourd’hui, le 28 août, un nouvel extrait radio est est né, car oui, à peine sortie, la nouvelle chanson a déjà été prise par plus de 33 stations de radios au Québec et tout cela en quelques heures uniquement. Ça promet!  C’est le début d’une longue suite de créations musicales avec la covid qui permet pour l’instant au public d’entendre ses artistes préférés davantage via internet. Aujourd’hui, c’est l’artiste Komo qui nous donne une dose de soleil sur ce temps plus gris de 2020. Qui lui pardonnera ? est disponible sur toutes les plateformes ainsi que YouTube car oui, un vidéoclip fait suite à l’extrait sortie aujourd’hui même.

    Je me suis entretenu avec lui pour discuter de certains aspects de sa nouvelle chanson.

    1. De quoi t’es-tu inspiré pour l’écriture de cette chanson? 
    « Le sujet frappe par son message : On a toujours le choix de décider pour nous-mêmes, de ce que nous voulons devenir tout en remettant en question l’éducation reçue, le milieu dans lequel on vit, l’influence de nos amis, de nos amours. On a le pouvoir de choisir de garder ce qui correspond à nos valeurs personnelles et de rejeter ce qui va à leur encontre. En fait, c’est une chanson qui parle de difficultés familiales, amoureuses ou autres difficultés sociales. En fait, cela parle de trouver le bien dans le mal au travers les épreuves que nous vivons. Dans le cas présent, je parle vraiment de ma mère et mon père qui n’étaient pas très présents pour moi et ma sœur, et comment j’ai fait pour grandir émotionnellement au travers ça. Je vous rassure, c’est une chanson positive, qui dit clairement que peu importe ce qui vient à toi, ça dit de voir le mal pour ce qu’il est, s’en détacher et garder tout ce qui a de bien et l’appliquer! Ce qui est vraiment trippant dans la façon dont la chanson est écrite, c’est que tout le monde peut, d’une façon ou l’autre, voir un bout de leur propre histoire au travers les mots que nous avons écrit. »

    2. Qu’est-ce que cette chanson représente pour toi ?
    « La chanson représente le changement. Je voulais passer un message de love, trouver une façon de dire que la vie est parfaite peu importe la situation… Même dans les épreuves qui peuvent sembler mauvaises à la base. C’est une des raisons pourquoi j’ai choisi de l’écrire sur une musique très entraînante. C’est définitivement une des chansons favorites de mon propre répertoire. »

    3. Quel est ton processus d’écriture ? Comment procèdes-tu?
    « L’écriture de Qui lui pardonnera? a été fait en confinement, donc isolé chez-moi, dans ma tête. J’écris souvent mes textes avec mon pote Sos (Yanik Giles). Pour ce morceau, il est venu s’isoler avec moi, pendant des semaines… Pendant tout le confinement! En confinement pendant des semaines, laisse-moi te dire qu’on avait le crayon pas mal aiguisé, haha! Ce qui est génial, dernièrement, c’est qu’on écrit plus… On pose directement les mélodies et cadences qu’on entend sur la musique au studio et on se laisse inspirer par ce qu’on a fait mélodiquement pour les mots… C’est génial, cette technique, puisque nous n’avons jamais à écrire. Les mots viennent seuls et ça rend le texte tellement plus crédible, je trouve. »

    4. La sortie de cette chanson, est-t-elle l’aperçu d’un album à venir ?
    « Qui lui pardonnera? est définitivement le premier single de mon prochain album, qui sera haut en couleur et fort par son message. 😉 Bien hâte de vous faire entendre le reste. »


    Vous pouvez vous procurez la chanson en cliquant ici

    Pour plus d’informations et pour rester à l’affût de ses projets, vous pouvez suivre Komo sur son site officiel komo-musique.comainsi que sur ses réseaux sociaux : InstagramFacebook.

  • Matthy Laroche: porte-parole pour Fierté Montréal!

    Matthy Laroche (Le petit singe) est un youtubeur québécois actif depuis 2019 bien engagé dans la communauté LGBTQ+. Avec du contenu honnête, ouvert, et enrichissant sur sa chaîne, Matthy Laroche sensibilise les gens à l’acceptation de soi dans la diversité. Étant atteint d’une forme rare de nanisme appelé maladie orpheline et faisant partie de la communauté LGBTQ+, il utilise sa visibilité pour passer son message et influencer les gens sur leur vision des choses. Matthy est aussi impliqué dans un organisme LGBTQ+ en Montérégie (Le JAG, Jeunes et Adultes et Gai.e.s) depuis 7 ans. Il s’agit d’un organisme qui va dans les écoles afin de démystifier l’homosexualité. Cette année, il ajoute une corde à son arc en étant parmi les portes-paroles de Fierté Montréal, l’un des festival les plus populaire fêté à l’international.

    « Les événements de Fierté Montréal sont une célébration de qui nous sommes. C’est un moment pour se féliciter du combat que nous menons à longueur d’année. Le défilé de la Fierté est la journée de la semaine que je préfère le plus. Recevoir tout l’amour du public lorsqu’on défile est un véritable bonheur, j’en ai des frissons à chaque fois. C’est là que nous comprenons que nous avons beaucoup d’alliés à la cause. Cependant, le combat est loin d’être terminé. », nous dit-il.

    Pour le mois de Fierté Montréal, il a accepté de répondre à quelques questions sur l’importance de cet événement et certains aspects entourant le sujet.

    Où te situes-tu dans la communauté LGBTQ+ ?
    « Essentiellement, je suis un homme qui préfère les hommes, mais je ne suis pas de ceux qui aiment mettre des étiquettes. C’est sûr que c’est plus simple de nommer tes préférences afin de mieux situer les gens, mais je rêve du jour où les étiquettes vont totalement disparaître. Je crois que nos préférences évoluent avec le temps, alors ça me paraît inutile de se mettre dans des cases.»

    En quoi pour toi est-ce important de t’impliquer dans l’événement Fierté Montréal ? 
    « Fierté Montréal a sa raison d’être afin de sensibiliser les gens à la cause et à notre si belle communauté. Nous sommes avant tout des êtres humains dotés de sentiments. Nos vies ne gravitent pas qu’autour de notre orientation sexuelle ou bien de notre identité de genre. Nous sommes beaucoup plus que ça. Il est important pour moi de m’impliquer à Fierté Montréal cette année (et pour les années à venir) pour engager la discussion sur les réalités différentes (comme dans mon cas, être une personne handicapée et homosexuelle). Chacune des lettres du sigle LGBTQIP2SAA représente des vies différentes, des épreuves différentes et des histoires d’amour différentes. Je m’implique pour faire comprendre que nous avons ce besoin d’être compris et acceptés. Donc, pour faire simple, je représente les personnes handicapées issues de la communauté LGBTQ+ et espère être une voix pour elles afin de démontrer que nous existons. »

    As-tu un message à faire passer, en lien avec ce qui entoure cette communauté ?
    « Je m’adresse à tout le monde, il faut vivre dans l’acceptation et dans la compréhension. Même si nous ne comprenons pas tout, et nous ne sommes pas obligés de tout comprendre non plus, si nous nous ouvrons aux autres réalités un tant soit peu, ou bien qu’on l’accueille sans jugement, ce sera un énorme pas dans la bonne direction. Je veux m’adresser également aux alliés. Vous êtes importants pour la cause. Nous avons besoin de votre support. Si vous voyez des comportements homophobes, vous avez le pouvoir de faire bouger les choses à votre façon. »

    En quoi consiste ton implication dans l’événement Fierté Montréal 2020? 
    « On m’a approché cette année pour que je discute de ma réalité en tant que personne handicapée et membre de la communauté LGBTQ+. J’ai participé à un panel filmé en compagnie de deux autres personnes handicapées et qui sont de la communauté également. Nous avons discuté de nos vies, de nos réalités et des épreuves que nous devons surmonter. J’espère sincèrement que notre discussion va éveiller les consciences sur ce que nous vivons. Ce n’est déjà pas toujours facile d’être gay, alors imagine quand tu dois le vivre avec un handicap. Ce fut un très bel échange. L’émission sera en ondes pour la première fois sur MAtv le samedi 15 août, de 12h à 13h, et sera également en rediffusion durant toute l’année. »

    Ta chaîne YouTube contient plusieurs vidéos à thèmes LGBTQ+ ainsi que sur les diversités humaines. D’où t’est venu l’idée d’une chaîne YouTube? 
    « Ma chaîne Youtube, Le Petit Singe, est née de l’idée de vouloir sensibiliser les gens  à la différence et parler d’acceptation de soi. Puisque je fais partie de la communauté LGBTQ+, il est certain que ce thème a sa place sur ma chaîne. Pour démontrer tout simplement que ça existe des personnes handicapées et homosexuelles. Mais ce que je veux surtout véhiculer dans mes vidéos, c’est la célébration de la diversité corporelle. Nous sommes tous parfaits dans nos imperfections. Nous sommes tous beaux et belles, peu importent nos formes et nos couleurs. »

    Tu sembles très impliqué auprès de la communauté, ainsi qu’auprès des personnes handicapées. Voudrais-tu avoir ton propre projet LGBTQ+ un jour ? Si oui, en quoi cela consistera t-il ?
    « En ce moment, je travaille sur un projet qui sera totalement inclusif et il abordera la diversité corporelle au sens large. Il mettra de l’avant les gens de la communauté LGBTQ+, BIPOC et les personnes handicapées. Ce projet devrait voir le jour très prochainement. »

    Pour terminer, que dirais-tu aux personnes qui ont peur de s’affirmer auprès d’eux(elles)-mêmes ou de leurs proches (amis, famille, collègues, etc) ? 
    « J’ai longtemps douté de moi, je ne me trouvais pas assez beau, pas assez bon… ni même assez talentueux. Mais avec les aléas de la vie, j’ai compris qu’il fallait arrêter d’accorder de l’importance à tous ceux qui veulent me barrer le chemin ou à tous ceux qui me critiquaient ou m’insultaient. Tout ce qu’il faut, c’est de s’entourer de gens qui vont dans la même direction que vous et de focusser sur vos buts et vos rêves. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est gratifiant quand nous commençons à prendre le contrôle de notre vie. Prendre sa place, ça demande du temps, mais vous l’avez votre place. Il y a du monde qui n’aimera pas ça, mais ce n’est pas grave. Vous savez ce que vous méritez, et vous le méritez. »

    Vous pouvez suivre Matthy (alias Le petit singe) sur YouTube en cliquant ici

    Le festival Fierté Montréal aura lieu du 10 au 16 août. Pour consulter toute la programmation, rendez-vous sur fiertemtl.com.

  • Un premier show À VIE sur le top du Stade Olympique!

    Un spectacle au sommet de la tour du Stade Olympique! Qui l’eut cru? Il est le premier à avoir eu cette idée hors du commun. On parle ici de Miro Belzil! Pour Miro, pas question de se laisser vaincre par la Covid-19.

    Le 6 août prochain, à 19h00, aura lieu ce concert en présentation direct sur le web, avec l’aide de LÉO films et de drones captant la vue grandiose ainsi que le spectacle unique du chanteur. Ce sera disponible gratuitement sur diverses plateformes web, dont la page Facebook de Miro Belzil et une vingtaines de partenaires.

    La plus haute tour inclinée au monde, la tour du Stade Olympique, possède une vue panoramique sur Montréal et une partie de la Rive-Sud, ce qui donnera un décor grandiose pour le public. Miro Belzil partagera cette expérience avec quelques invités: Claudia Bouvette, Sarahmée, Franky Fade et pour reprendre les paroles de celui que plusieurs ont connu avec Blé, « quelques surprises risquent de s’ajouter dernière minute ».

    Pour l’occasion, on s’est entretenue avec Miro pour jaser de cet événement hors du commun!

    D’où t’es venu l’idée de faire un spectacle en haut du stade olympique ? 
    « J’en jasais avec mon gérant, Alex Artun, et c’est lui qui m’est arrivé avec cette idée! On en riait au début mais finalement, ça s’est concrétisé hyper rapidement. Tous les partenaires étaient enchantés par l’idée. »

    En quoi consistera ce spectacle ? Plus récent album uniquement ou nous pourrons entendre des nouveautés ? 
    « Une majorité du show sera mes chansons. Il y aura aussi des covers… et autre, qui sait! 😉 Je serai accompagné de mon band de feu: Camille Gélinas au clavier, Olivier Campeau au drum et DJ Unpier à la table tournante! »

    Qu’est-ce que ce spectacle représente pour toi ?
    « Une revanche! Face à la Covid et toutes les opportunités des prochains mois qui sont à l’eau. C’est agréable de rejouer avec les potes et de préparer quelque chose de concret. » 

    Puisqu’il s’agira d’un spectacle en mode virtuel, comment vas-tu interagir avec les fans?
    « Bonne question! Rien d’officiel encore mais j’aimerais faire un petit Q&A durant le live! Ce serait une belle manière de connecter avec le public. » 

    As-tu l’intention de faire d’autres spectacles hors du commun et créatifs du genre ? 
    « Sur le top de rocher percé! Haha! C’est une blague mais pourquoi ne pas viser haut!(NDLR: Ce serait littéralement difficile de viser plus haut que le TOP du Stade Olympique…) Je crois effectivement que ce show va nous en inspirer d’autres! 🙂 » 

    Un show sur le top du stade, c’est la première fois, depuis sa construction en ’76! Faque crois-moi, tu veux pas manquer ça. Inscris-toi à l’événement Facebook pour ne rien manquer, en cliquant ici

    Tu peux suivre Miro pour rester à l’affût de ses projets, en cliquant ici!

  • Une session à Nashville & un album en route pour Ricky Paquette!

    Originaire de Gatineau, Ricky Paquette est un jeune auteur-compositeur-interprète et guitariste de 29 ans. Étant déjà un jeune prodige, il signa son premier contrat de disque à l’âge de 12 ans et est récipiendaire de 5 prix Lys Blues, un prix hommage remis à un artiste de grand talent, ayant influencé la musique à travers sa carrière, par son style unique. Ses deux premiers albums intitulés Live! et Early for the show lui ont permis de faire la première partie de groupes canadiens internationaux tels que Simple PlanCCRBuddy Guy et Frank Marino. C’est avec son motorisé transformé en studio d’enregistrement sur roues qu’il prend la route vers Nashville en processus d’écriture pour un nouvel album, projet mis de côté et remis sur les railles à notre plus grand plaisir. À venir dans la prochaine année, un album à style unique pour Ricky Paquette.

    Nous nous sommes entretenus avec lui pour discuter de divers aspects de sa carrière et de ses projets. 

    Qu’est-ce qui t’inspire le plus pour l’écriture et la composition de tes chansons ? 
    « C’est difficile à dire, car je ne procède jamais vraiment de la même manière. Par contre, ça commence souvent par la musique, un riff, une mélodie, un beat, et par la suite, si j’ai des idées ou des concept de textes, j’essaie de voir s’il y en a un qui se prêterait bien à comment cette nouvelle musique me fait sentir! Au niveau des sujets, c’est assez varié! Je m’inspire d’un peu de tout ce qu’il y a autour de moi, good times, bad times, and everything in between! »

    Tu as démarré une aventure hors de l’ordinaire avec ton motorisé transformé en studio d’enregistrement et qui est aussi ton nouveau chez-toi. Qu’est-ce qui t’as donné envie de débuter ce mode de vie ?
    « En étant pas très souvent à la maison, on finit par avoir envie de se sentir chez nous, peu importe on est où! Ce n’est pas étonnant que les grandes stars ont des demande assez spécifiques dans leurs loges ou chambres d’hôtel, car quand tu es en tournée des semaines ou des mois de temps, ca prend certains éléments de confort à travers la vie folle de tournée pour te ramener à ressentir un petit peu de stabilité. La vie que ma copine Sabrina et moi vivons nous permettait de ne pas avoir de domicile fixe, donc on s’est dit pourquoi pas avoir une maison sur roue, dans laquelle on peut se sentir chez nous, n’importe où on va! »

    De tout ton parcours musical, de quoi es-tu le plus fier ? 
    « De ne pas avoir l’impression d’avoir travaillé une seule journée de ma vie! Haha! Sérieusement, je suis fier de beaucoup trop de choses pour en nommer qu’une… »

    Tu as touché à plusieurs styles de musique durant ta carrière, quel est le style qui te parle le plus pour tes futurs projets ?
    « Effectivement qu’au courant de ma carrière, j’ai touché a plusieurs styles, on peut s’attendre à un gros mélange de rock, blues, pop, et des traces d’influences country ! J’ai aussi le goût de faire de la musique qui se prête bien à la scène, surtout les scènes de festivals! Et j’ai compris au fil des années, à travers les tournées avec mes amis et mentors (Martin Deschamps, Angel Forrest, et d’autres) que la musique live, ce n’est pas un style, mais quand vient le temps d’écrire nos chansons, c’est presque un style en soit! »

    Tu as récemment sorti ton nouveau single Hello, co-écrit avec Trevor Finlay et Steve Mitchell. De quoi cette chanson est-elle inspirée ? 
    « Ca faisait un bout que je faisais de la musique avec d’autres bands et projets… j’ai composé et réalisé des albums mais depuis 2010, je ne l’avais pas fait pour moi. Hello, c’est la chanson que j’ai écrite avec Steve Mitchell et Trevor Finlay lors de mon premier voyage à Nashville en janvier 2019. Comme beaucoup d’autres chansons que j’ai écrites, elle a commencé avec un concept et elle a évolué au cours de la session d’écriture. J’arrivais à Nashville, avec l’intention de découvrir la “music City” et de commencer l’écriture d’un nouvel album, sans trop savoir quand, quoi, comment etc… Donc on s’est inspiré de ce feeling-là pour “ It Starts with Hello ” ! Par la suite, on a développé sur une histoire d’un musicien sur scène qui est témoin de la connexion entre deux personnes dans le bar, et qui voit l’un des deux se préparer à faire un move. Je vous invite à aller écouter la chanson! »

    À quoi devrait-on s’attendre pour ton nouvel album? 
    « On devrait s’attendre à un album rock/blues/country/pop assez énergique ! On s’entend, on ne parle pas d’un album ‘Dance’ mais un album qui donne le goût d’aller voir ça en show. J’espère faire un album qu’on a le goût d’écouter d’un bout à l’autre! »

    Avec qui rêverais-tu de faire une collaboration musicale ? 
    « Si je pouvais faire une collaboration avec Steven Tyler ou Aerosmith, ce serait le TOP! MAIS, si ça pouvait être une collaboration, Steven Tyler, Chris Stapleton et RICKY PAQUETTE, je pense que je pourrais avoir atteint le summum !»

    Quels sont tes objectifs futurs pour ta carrière ? 
    « Je trouve qu’un des plus beaux côtés de notre métier, c’est que ça nous permet de voyager et de vivre des expériences incroyables, qui sans la musique, n’aurait pas vraiment lieu. Avec le nouvel album, j’ai comme objectif de donner vie à mes nouvelles chansons en organisant la tournée que je crois que l’album mérite, et me rapprocher des fans avec qui on va tripper à travers cette belle expérience! »

    Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site officiel de Ricky Paquette.

    Suivez Ricky Paquette sur les réseaux sociaux: Facebook | Instagram

  • Adamo: « Ça va fermer la gueule à ceux qui m’ont pas connu avant OD »

    Adamo ne cesse de mettre le feu à nos playlist avec ses nouvelles chansons tirées de son album à venir le 1er mai « Préliminaires SVP ». Vendredi, il nous a partagé un nouvel extrait intitulé « Lonely » accompagné d’un vidéoclip de la forme cinématographique avec des effets spéciaux remarquables réalisé par Domino Gray.

    Le rappeur de la rive-sud fait partie des artistes très actifs musicalement et sur les réseaux sociaux en ces temps de confinement et ça fait plaisir! Dans le cadre de la sortie de ce nouveau single, nous entrons dans la tête d’Adamopour en savoir davantage sur l’univers de cette chanson.

    De quoi tu t’es inspiré pour les paroles ?

    J’ai voulu exprimer mon amertume envers le domaine; le côté « me myself and I, moi, mon crew et rien d’autre ». Cette atmosphère de tension et d’égo, j’veux ma part du gâteau quitte à laisser des miettes. C’est une mentalité que j’ai beaucoup de difficulter à accepter moi-même dans ma vie personnelle. « On est rendu là, pas toi, faque manges tes croûtes et fais-toi chier pour monter, comme nous on l’a fait ». Au lieu de tout simplement partager et s’entraider.

    Bref, de l’enfantillage qui heureusement , est une facette du milieu qui disparaît tranquillement. Peut-être que cette guéguerre d’égo transparaissait à l’époque – parce que le gâteau était petit alors on en avait pas gros à se mettre sous la dent, puisque les médias traditionnels nous snobaient mais still, c’est une époque qui nous a fait mal entre nous et qui nous a ralenti, selon moi. 

    Qu’est-ce qu’elle représente cette chanson pour toi ? 

    Un tournant! J’avais ce sentiment et je ne l’ai plus! Elle représente aussi une transition passant de DisaronnOvers Adamo. Je me ressource avec cette track là. C’est un statement pour les pleurnichards qui me disent que j’ai changé ou bien que je ne fais pas du vrai rap. Je fais pas du vrai rap ? Cette track là devrait rafraîchir la mémoire à une coupe de personnes et fermer la gueule à ceux qui ne m’ont jamais réellement connu avant OD. En gros, c’est un majeur en l’air, à la fois d’être une dédicace à ceux qui m’ont toujours supporté.

    Parles-nous de l’univers du vidéoclip. Pourquoi cet univers ?

    Honnêtement, l’idée derrière ça était de trouver une façon de se donner une liberté de création visuelle et d’After Effects sans limite. C’est pourquoi on a opté pour un salon clandestin de réalité virtuelle, dans lequel j’y allais pour vivre un instant dans ma tête et m’évader de ce monde. Un contraste parallèle à l’idée des paroles. Le tout concorde; mais plus sincèrement, c’était pour que ce soit fly, intrigant et divertissant.

    « Lonely » est disponible sur youtube et sur les plateformes numériques dès maintenant. Le nouvel album de Adamo « Préliminaires SVP » sera disponible le 1er mai prochain. En ces temps de confinement, n’oubliez pas de partager et supporter nos artistes d’ici.


    Bon visionnement!

  • Adamo surprend tout le monde avec un flow qui décapite dans son clip « Lonely »

    «Lonely» le nouveau clip d’Adamo qui nous projette dans un futur possible.

    Montréal, PRINTEMPS 2021 – Dans un monde où les regroupements et les contacts humains sont devenus quasi-inexistants, voir illégaux, Adamo tente d’échapper à une descente policière à l’intérieur d’un salon clandestin de réalité virtuelle, le tout, dans son nouveau vidéoclip «Lonely», une réalisation de Domino Gray.

  • Entrevue avec le polyvalent Raphaël Butler

    L’Acadien Raphaël Butler est un nom et un visage de plus en plus connu dans la sphère artistique. En effet, l’artiste musical et télévisuel n’arrête jamais! En avril 2018, son premier album, qui porte son propre nom, voit le jour avec 11 nouvelles chansons, dont il est l’auteur-compositeur-interprète. C’est Éloi Painchaud qui est à la réalisation et à l’écriture; un artiste avec qui Raphaël voulait travailler depuis longtemps. Un rêve de plus réalisé! À la fois un mélange de pop, soul et de rock, il s’agit d’un album à ajouter à sa playlist, si ce n’est pas déjà fait! Sa musique posera un baume sur ton cœur pendant ton confinement et te mettra des belles mélodies en tête!

    Commencer sur le tard

    Je me suis entretenue avec lui pour parler un peu de son album, oui, mais pour survoler son parcours surtout!
    « Quand j’étais en 12e année, j’avais 16-17 ans, je ne faisais pas de musique. Je ne jouais pas de guitare. Je ne faisais pas de théâtre, pas d’impro. Je ne faisais absolument rien de ça. Je pensais que je m’en allais caméraman dans la vie. J’avais pris des cours options coop où j’allais à la télé communautaire. Je pensais vraiment être caméraman. Jusqu’en 12e année, où j’ai pris un cours d’art dramatique et j’ai réalisé que j’aime vraiment faire de la scène, ça me fait vraiment tripper. Faque de là je suis allé en Art Dramatique à Edmonton pis c’est à l’université que j’ai commencé à jouer de la guitare pis toute ça. On était 4 de mes chums qui jouaient de la guitare, personne ne chantait, faque je me suis porté volontaire pour chanter. J’ai commencé à chanter un peu par défaut, parce que personne d’autre chantait vraiment. Tranquillement pas vite, j’ai réalisé que wow, j’aime composer des chansons, pas juste jouer les tounes des autres! »

    Ayant grandi à Moncton, qui selon lui est une ville 60% anglophone et 40% francophone, c’était plus facile pour lui de composer des chansons en anglais. Il était principalement entouré de ça en grandissant. 
    « Tout ce que j’essayais de faire en français, je trouvais ça hyper quétaine. Ça ne sonnait pas bien, ça ne marchait pas. Ça pris du temps… C’est en 2009 que je me suis inscris à un concours, au Festival Acadien de Caraquet. Il restait 2 semaines avant l’inscription et ça prenait 3 chansons en français. Moi j’avais zéro chanson en français! Faque, j’ai composé trois chansons en français. C’était la première fois que je composais finalement une toune que je me disais: j’ai pas essayé d’utiliser des gros mots et d’épater la galerie avec un vocabulaire que dans ma bouche ça sonnait quétaine. Je vais parler vraiment comme je le pense, et c’est là que j’ai découvert que ça me fait tripper! De là, je me suis rendu en finale de ce concours-là. »

    Malgré que la musique francophone devenait tranquillement une révélation pour Raphaël, il s’est parallèlement bâti une carrière de comédien. On a pu le voir à la télévision, notamment dans les séries Belle-Baie, Le clan et Le siège, toutes diffusées à Radio-Canada. À l’âge de 26 ans, le musicien à l’intérieur de lui l’a quand même rattrapé, lui donnant envie de passer à une autre étape dans sa carrière musicale.
    « J’avais le goût d’en faire un métier, faque j’ai été étudier un an à l’école nationale de la chanson à Granby. »

    S’en est suivi plusieurs concours et festivals, dont Ma première Place des Arts en 2016… la même année qu’Allan Hurd et Élie Dupuis!
    « C’est de là que ma carrière a commencé. Ça vraiment commencé sur le tard. Tous les gens que je rencontre, que j’ai été à l’école avec, me disent « My god, quand on était à l’école je ne savais même pas que tu pouvais chanter » et je disais, « ben moi non plus, je le savais pas à cet âge-là, je savais absolument rien » ! C’est tout le contraire de ceux qui disent « Ah ben moi, je chante depuis j’ai 3 ans… Je chante et je joue du piano…». Moi, je suis vraiment le contraire de ça. C’est un peu ça le parcours que j’ai écrit. »

    Sa carrière d’auteur-compositeur-interprète puis celle de comédien se sont toujours un peu suivi. Une n’était jamais bien loin de l’autre! Difficile de dire s’il s’agit d’un comédien qui fait de la musique, ou s’il s’agit d’un chanteur qui s’improvise comédien. Raphaël Butler, c’est tout ça! C’est un gars polyvalent qui a plusieurs cordes à son arc, et je lui ai demandé si les deux se mélangeaient bien ensemble. 
    « Les deux [carrières] ont comme monté un peu en même temps. J’avais été en art dramatique pis après 2 ans et demi j’avais décidé que j’avais autre chose à vivre. J’ai lâché mon BAC en Art Dramatique et je suis partie voyager en Nouvelle-Zélande, en Australie… pendant comme 6 mois de temps! Ça c’était avant que j’applique pour le gala de la chanson de Caraquet. […] Y’avait des auditons pour une comédie musicale. J’ai eu le rôle principal. Moi, j’avais comme laisser tout le coté Art Dramatique de côté en lâchant mes études… Là, oh! Je tombais avec une production! Ça faisait 35 spectacles par été, devant 600 personnes à chaque fois, à Caraquet sur le bord de la mer dans une super belle salle. Après ça j’ai fait le festival de Caraquet. Cette pièce de théâtre-là m’a apporté l’audition pour la télésérie Belle-Baie pour Radio-Canada. J’ai eu un rôle là-dedans. Ça tout le temps monté en même temps. C’est vraiment pour le côté comédien que j’ai eu des contrats professionnels en premier, avec la comédie musicale, puis Belle-Baie, ça a commencé… Après ça, ben ça m’a comme donné une porte d’entrée. Surtout avec les médias, les radios pis toute ça parce que déjà les gens commençaient à connaitre le nom Raphaël Butler, surtout au N-B et en Acadie. Ça fait que je pense que ça m’a aidé, quand je me suis présenté avec mon projet musical. Les gens se sont dit « Ok, t’es un comédien pis tu veux chanter, on te connaît déjà, on va voir » …. Y’a un EP que j’avais sorti. Ça super bien marché dans les radiosÇa m’a fait pas mal voyager. J’ai vécu de beaux trips. Les deux ont pas mal monté en même temps et sont jamais venus en compétitions tsé. J’ai plus fait de télé que de théâtre… Théâtre souvent tu te dis: ok, ben ça va être un mois et demi, deux mois, de répétions, pis un mois et demi sur la route… Ça te prend plus de temps dans ton agenda! Tandis qu’à la télé, tu pognes un rôle et t’as 14 journées de tournage pendant l’été, et ça fait en sorte que tu peux quand même faire des spectacles. Ouais, jusqu’à date les deux se mélangent bien ensemble!

    Son EP et son présent album étant tout deux composés uniquement de chansons francophones, je lui ai demandé s’il aimerait malgré tout prendre une avenue anglophone en musique éventuellement.
    « C’est depuis les 5 dernières années, vraiment, que je me suis concentré à vouloir faire ce métier-là… Y’avait vraiment un vouloir de faire ça en français. En anglais, au début je pensais que j’avais une plus grande facilité. Mais je n’avais pas encore trouvé la façon que je voulais dire les choses en français. Je pense que je peux aller beaucoup plus loin avec mes textes en français.  Je suis en train de travailler sur un autre album, qui sera en français aussi. Je pense que je vais garder cette direction-là. »

    … Il fait bien de poursuivre dans cette direction! Ses compositions sont uniques et il a un son bien à lui. Parlant de ses propres chansons, je me demandais s’il avait une morale ou une intention en particulier lorsqu’il écrivait
    « Je ne sais pas si j’ai un message ou une morale. C’est sûr que je vais souvent m’inspirer des choses que j’ai vécu. J’aime voyager. Beaucoup de mes chansons parlent de mes voyages ou d’expérience qui me sont arrivé quand j’étais petit. Je m’inspire souvent des gens que je connais. Je ne sais pas si j’aurais un message ou une morale. Je pense que j’aime raconter des histoires. Souvent mes chansons c’est par rapport à une histoire, qui a un sentiment ou un feeling que j’avais besoin de sortir. J’pense que ça vient un peu de mon côté raconteur. En show, c’est quelque chose que j’aime beaucoup faire entre les tounes. J’ai quasiment autant de fun à raconter des anecdotes entres les chansons que de jouer les tounes. Je pense que le côté comédien qui veut raconter des histoires, prend vie entre les chansons. Faque ouais, je ne sais pas si j’ai un message à passer mais j’aime raconter des choses. »

    Ton café le matin ou ta bière le soir

    Pour le fun, je lui ai demandé s’il devait faire un seul choix parmi: la musique, le théâtre et l’acting… Il opterait pour…
    « C’est une question qui est tough, je suis content de pas avoir eu à prendre cette décision-là. Je pourrais dire que je mets plus d’efforts dans la musique que l’acting peut-être. […] C’est comme dire « tu choisirais entre ton café le matin ou ta bière le soir? » Le côté comédien, je suis hyper chanceux. Ça fait 8 ans qu’à toutes les années je tourne dans des téléséries, pis de plus en plus de téléséries qui se font au N-B et c’est dans ces séries-là que je joue. C’est diffusé pancanadien. C’est souvent des co-productions Québec/Acadie comme Le Clan, Le Siège… […] Faque oui, la musique prend une plus grande partie de mon année, et l’acting c’est comme un bonus.»

    Pour l’écriture de ses chansons, on se rappellera un peu plus haut que Raphaël a mentionné avoir pondu trois chansons en deux semaines pour le Festival Acadien de Caraquet. Plusieurs artistes ont besoin de temps et de contextes particuliers, pour mettre au point leurs œuvres. Ça ne semble pas être le cas de Butler!
    « J’écris souvent tout seul. J’ai réalisé que souvent, si j’ai trop de temps ça ne marche pas. Si j’ai un deadline genre avoir 4 tounes avant la fin du mois pour appliquer pour des démos ou des affaires de même, c’est là que la machine se met en marche. On dirait que quand je m’isole et que je suis tout seul avec mes affaires ça marche. Mais je n’ai pas besoin de m’isoler non plus. Tsé, j’ai deux enfants; ils peuvent être juste couchés, il est tard le soir. Je prends ma guitare dans le salon avec un crayon pis un bout de papier et il y a quelque chose qui sort. »

    En parlant avec lui, par ce qu’il dégage et son style de musique, je le percevais comme un gars qui doit gratter la guitare autour du feu. J’ai validé mon impression en lui demandant si c’était le cas, et si oui, quels sont ses mustsde feu de camp!
    « J’ai commencé à jouer de la guitare début vingtaine. J’ai stické beaucoup sur Johny Cash et Bob Dylan. Asteur, je réalise que c’est des gars qui racontaient des histoires dans leurs chansons! Je réalise que c’est comme mes tounes à moi. Si je suis autour du feu, je vais jouer des covers comme Ring of fire ou Houndog d’Elvis! Des tounes du genre! »

    Dans ses rêves les plus fous, si Raphaël avait à partager la scène avec un artiste, il choisirait…
    « John Mayer, gros fan de John Mayer! Son évolution en tant qu’artiste, son style de mélodie, son jeu de guitare… Il est incroyable à la guitare! Ouais, je tripperais. Je suis un grand fan. »

    Crier dans un stade et Roy Dupuis

    Les acteurs sont souvent confrontés à des rôles similaires, d’une production à l’autre. C’est comme ça. Mais n’empêche, on peut toujours rêver! Tous les comédiens ont des rôles en tête qu’ils n’ont jamais joués, qu’ils chérissent intérieurement…
    « Je ne sais pas si ça va arriver un jour, mais bon. Une espèce de guerrier médiéval, de quoi avec des épées, des chevaux… De quoi de même ! Jouer dans un film à la King Arthur ou 300. De quoi que je suis dans le milieu d’un stade en train de crier. (rires) J’pas sûr que ça va arriver, mais bon. »

    Toujours dans la rêverie et les suppositions, et après avoir su qu’il aimerait partager la scène musicale avec John Mayer, je lui ai demandé avec qui il aimerait tourner sur un plateau. 
    « J’aimerais jouer avec un gars comme Roy Dupuis. C’est un comédien qui me fait tripper. Il a une intensité qui m’impressionne. Et sur un plateau, on apprend beaucoup en regardant les autres jouer. Alors ouais, je dirais Roy Dupuis. »

    Vous pouvez vous procurer l’album de Raphaël Butler sur les plateformes numériques. 


    Pour toutes les nouvelles de l’artiste, visitez son site web raphaelbutler.ca! Retrouvez-le également sur les réseaux sociaux pour suivre en détails sa carrière musicale et télévisuelle.